Thursday, April 2, 2009

Major and Madame Red make a porno (almost)


The other day Madame Red, rosy cheeks and all, suggested we do something different. Something we had never tried in 6 years. Something that would spice things up a little bit.

Bingo, I said, when she tried to describe what it was all about. The idea, of course, was more than tempting.

So we went online to find a shop which sells the kind of things we needed. It came as no surprise that it was located in a back alley and we were both very intimated by what we saw –it’s fair to say that it was our first time in such a place.

- What would you use that for? she would ask.
- I have absolutely no idea, I would reply.

But then we managed to find what we needed and we came back home pretty excited.

And so we started working on our new thing which concretely meant that I got to comfortably lie down in our bed while Madame Red showed off her new acquisitions and made fantastic use of them.

Well, she should cook more often because her green curry was very tasty.
And spicy, too.

Major et Madame Red font un porno (presque)


L’autre jour Madame Red, le rose aux joues, a proposé que nous fassions quelque chose de différent. Quelque chose que nous n’avions encore jamais osé faire en 6 ans. Quleque chose qui mettrait une peu d'épice dans notre vie.

Bingo, j’ai fait lorsqu’elle eut fini de me décrire ce qu’elle avait en tête. L’idée était plus que tentante.

Nous avons trouvé sur internet un magasin qui vendait le genre de choses que nous cherchions –et ce ne fut pas une surprise de découvrir qu’il se situait au fond d’une allée un peu sinistre. Nous étions tous les deux très intimidés par ce que nous voyions autour de nous.

- Mais qu’est-ce que tu ferais avec ça ? demandait-elle.
-Je n’en ai pas la moindre idée, lui répondais-je.

Mais nous avons fini par trouver ce qu’il nous fallait et nous sommes rentrés à la maison passablement excités.
Il était temps de se mettre à l’oeuvre. Ce qui consistait pour moi à m’installer confortablement dans le lit tandis que Madame Red me montrait ses nouvelles acquisitions et en faisait un usage expert.

Et bien, elle devrait faire la cuisine plus souvent, son Curry vert était très réussi.
Et aussi très épicé.

Wednesday, April 1, 2009

The more I think about it the more I'm telling myself

that it's going to be really nice to be able to spend my sunday afternoons in Auschwitz .

Plus j'y pense et plus je me dis

que ça va quand même être sympa de pouvoir aller passer mes dimanches après-midi à Auschwitz.

Monday, March 30, 2009

Of becoming adults


Yesterday Madame Red and I bought toilet paper because we only had one roll left.

It is a sign, isn't it?

Deviendrons-nous adultes?


Hier Madame Red et moi avons acheté du papier toilette car nous n'avions plus qu'un seul rouleau d'avance.

C'est tout de même un signe, non?

Friday, March 27, 2009

Madame Red is packing again

I begged them. Down on my knees.
Please.
Please.
Please.
Give me another job, I asked.

And because the big guns at the Agency are nice, understanding people, they did.

Now, I don’t know much about the city we’re moving to.
I just know it looks like that:

Madame Red refait les valises

Je les ai suppliés. A genoux.
S’il vous plait.
S’il vous plait.
S’il vous plait.

Trouvez moi un autre boulot, je leur ai demandé.

Et parce que les gros bonnets de l’Agence sont des gens sympas et compréhensifs, ils l’ont fait.

Alors je ne sais pas grand-chose de la ville où l’on va.
Je sais simplement que ça ressemble à ça :




Tuesday, March 10, 2009

Staples Center


Although my job is very important, I rarely get to deal with state secrets.

There are things, they say, you’re better off not knowing.

And then today at the office I found myself involved in a potentially international story which could very well threaten my security and that of my family.

I found out where the staples were hidden.

Staples Center


Malgré que mon travail* est très important, j’ai pas tous les jours l’occasion de tomber sur des secrets d’état.

Il y a des choses, dit-on, qu’il vaut mieux ne pas savoir.

Et puis aujourd’hui au bureau, voilà que je me suis retrouvé mêlé à une histoire potentiellement internationale qui pourrait à terme menacer ma sécurité et celle de ma famille proche.

J’ai en effet découvert où étaient planquées les agrafes.

*Cette formule que d’aucuns trouveront maladroite est un hommage à Philippe Djian, qui l’adore.

Thursday, March 5, 2009

A moment of glory


Today, I was almost on TV.
But finally, I wasn’t
For two reasons, mainly.
First because I wasn’t there (where the cameras were).
Then because they didn’t air it (what the cameras filmed when I wasn’t there)

But, man, was it a close shave.

Moment de gloire


Aujourd’hui, j’ai failli passer à la télé.
Et puis finalement non.
Pour deux raisons, principalement.
D’abord parce que je n’étais pas présent (là où il y avait les caméras).
Ensuite parce que ça n’a pas été diffusé (ce que les caméras ont filmé même si je n’y étais pas).

Mais, bon, c’est quand même passé près.

Tuesday, March 3, 2009

Fantasy monday


I always dreamt to be world champion.
In football especially.
But no.
So today, for my first day back at work, I just pretended to be world champion.
At the beginning it went ok.
But then, it was just as boring as usual.

Lundi de rien


J’ai toujours rêvé d’être champion du monde.
De foot, surtout.
Sauf que non.
Alors aujourd’hui, pour mon retour au travail, j’ai fait semblant d’être champion du monde.
Au début c’était pas mal.
Et puis après, c’était chiant comme d’habitude.

Friday, February 27, 2009

Uncle figure


My sister got me a nice present for my birthday this year. In truth she’d meant to get it for Madame Red’s but, hey, these things happen sometimes.

So there you go, my nephew was born this morning, a tad early of course but his parents are such nice people that I guess he couldn’t wait to meet them.

Those who met him already say that his beauty eerily reminds them of his uncle.

La figure de l'oncle


Cette année ma sœur a vraiment fait fort pour mon anniversaire. En réalité elle avait plutôt prévu ça pour Madame Red, mais bon, ces choses là arrivent parfois.

Alors voilà, mon neveu est né ce matin, un peu en avance bien sûr, mais ses parents sont des gens tellement biens qu’il avait certainement hâte de les rencontrer.

Ceux qui l’ont vu racontent déjà qu’il a la beauté inquiétante de son oncle.

Tuesday, February 24, 2009

Ras le Bol

Bon, ben, puisque c'est comme ça, je me prends une semaine de vacances.

Friday, February 20, 2009

The very rich hours of the Duke of Berry*



In a comment he left on my blog recently, my friend Don J wondered what the hell I was doing at work to come out with such nonsense.
In a way I thought his was a pertinent remark and I decided, in exclusivity, to share with you a day at the office with a French spy. So buckle up because I am not jacking around.

9am: a game of Rock-paper-scissors to decide which director we are going to take the piss out of today. Last time we counted, there were 12 of them so it takes a bit of time.

10:15 am: I google my true identity and fortunately my name does not pop up. My cover seems to be rock solid.

11am: meeting to play who’s the most badass. So far I am the all around champion with this sentence: ‘the last person who talked to me like that used to live across from the cemetery and now he lives across from his own house’ (a colleague of mine thought I was such a badass that we had to call an ambulance, she had a fit)

1pm: just like they do in 24 we sit behind our computers and look at each other suspiciously.


3pm: it’s a tad boring so we end up playing rummy.

5pm: if it looks like there is no imminent threat to the global peace in the world, I may go home where Madame Red, athirst for my company, is cooking dinner for me.

*Naturally the title has got nothing to do with anything but it’s a way for me to attract new readers as I suspect many people google this entry every day.

Les très riches heures du duc de Berry*



Dans un commentaire laissé récemment sur mon blog (quel fayot) mon ami Don J se demande ce que je fais au bureau pour écrire des âneries pareilles.
A la réflexion, sa remarque me semble intéressante et j’ai décidé, en exclusivité, de vous faire partager une journée dans la peau d’un espion.

Attachez donc vos ceintures car ça va déménager.

9h : bataille de chifoumi pour choisir de quel directeur on va se moquer aujourd’hui. Il y en a 12 au dernier décompte, ça prend du temps.

10h15 : je google ma véritable identité, heureusement toujours rien, ma couverture semble solide.

11h : Réunion pour jouer à celui qui est le plus méchant. Pour l’instant c’est moi le champion toutes catégories avec la phrase : « le dernier qui m’a parlé comme ça il habitait en face du cimetière, maintenant il habite en face de chez lui » (c’est bien simple, il y a une collègue qui m’a trouvé tellement méchant, qu’on a dû appeler une ambulance, elle était tétanisée)

13h : comme dans 24 heures, on se met derrière nos ordinateurs et on regarde ce que font les autres d’un air suspicieux.

15h : comme c’est un peu chiant, on fait un tarot.

17h : S’il n’y a pas de crise mondiale imminente (ce qui est souvent) je rentre chez moi où m’attend, trépidante d’impatience, Madame Red.

*Le titre n’a rien à voir mais c’est pour attirer plus de lecteurs car je suis sûr qu’il y a plein de gens qui cherchent ça tous les jours sur Google.

Sinon, dans la série des trucs qui ne servent à rien


j’ai remarqué que San Francisco était l’exacte anagramme de français cons.

Ce que j’ai trouvé moyen sympa de leur part.

Thursday, February 19, 2009

Reviews

Following my last post a lot of people wrote to say – I quote - holy shit, Major, you can really draw the rain.

Well, thank you.

Critiques

Suite à mon précédent blog, beaucoup de gens m’ont écrit pour me dire – je cite - putain, Major, tu dessines super bien la pluie.

Je les en remercie.

Wednesday, February 18, 2009

Week end in San Francisco


Friday, February 13, 2009

Cause Celeb


Voici 6 personnalités célèbres à Los Angeles dont vous n’avez jamais entendu parler :
Here are 6 Los Angeles celebrities you have never heard of:



Pete Carroll: Coach à l’Université de Californie du Sud. Demi-Dieu.
Pete Carroll: Football Coach at the University of Southern California. Godlike status.



Antonio Villaraigosa: Maire. A du pain sur la planche.
Antonio Villaraigosa: Mayor. Has still some work to do.


Manny Ramirez: Vient de décliner un contrat de 25 millions de dollars pour un an avec les Dodgers de Los Angeles. Prenez le temps de relire ça.
Manny Ramirez: just turned down a one year, 25 million dollars deal with the LA Dodgers. Read that again.

Paul Moyer: Présentateur du JT sur NBC4 depuis qu’on a trouvé de l’or en Californie.
Paul Moyer: NBC4 news anchorman, pretty much since they found gold in California.


Lauren Sanchez: présentatrice du JT sur My13. Je vous jure que c’est vrai.
Lauren Sanchez: My13 news anchorwoman. I swear it’s true.


David Beckham: Joueur de foot local qui veut partir pour une équipe en Europe (je suis pas sûr du pays, mais je crois bien que c’est celui qui ressemble à une botte.)
David Beckham: Local soccer player who wants to join a team in the south of Europe (I am not too sure which country but I think it’s the one that look like a boot.)

Thursday, February 12, 2009

Question of the day

The other day, in a hotel nearby, some people in charge of the music industry decided that Coldplay’s Viva La Vida was the best song of the year.

And already about a month ago, in another hotel nearby, some people in charge of the film industry had decided that Slumdog Millionaire was the best film of the year.

Sometimes I wonder if they’re not taking us for twerps.

La question du jour

L’autre jour, dans un hôtel pas loin d’ici, des gens en charge de l’industrie de la musique ont décidé que Viva La Vida de Coldpaly était la meilleure chanson de l’année.

Et déjà il y a un mois, dans un autre hôtel pas loin d’ici, des gens en charge de l’industrie du cinéma avaient décidé que Slumdog Millionaire était le meilleur film de l’année.

Parfois je me demande si on ne nous prend pas un peu pour des cons.

Wednesday, February 11, 2009

Living with Madame Red is a humbling experience.


For example, we’ll be listening to a song on the radio and she’ll be able to say after about two tenths of a second who sings it, who wrote it, who produced it, what year it was released, what she was doing the very first time she heard it and, if you insist, even add a bit of juicy info about the artist.

Or we’ll be having a quiet morning reading the paper and while I’ll be frantically trying to find out about Steven Gerrard’s hamstring injury, she’ll suddenly jump out of the couch, scandalized, outraged by the coverage of the conflict in Darfur or in Palestine.

Or we’ll make our picks on Facebook for the Champions’league and she’ll do amazingly well, like she knows from I don’t know where that Panatinaikos can never beat Besiktas at home.

Or I’ll be online playing Tactical Assassin and she’ll be online on the other laptop making a list of all the cultural events in Los Angeles that we cannot miss.

Or she’ll be taking an exam that is so hard that only a handful of people in the world will pass it. And she’ll be one of them of course.

Well, thank God I’m pretty because I was getting worried for a minute there.

A vivre avec Madame Red, je risque pas de prendre la grosse tête.


Par exemple, si on écoute une chanson à la radio, il lui suffira de deux dixièmes de seconde pour trouver le nom de l’interprète, du compositeur, du producteur, l’année de la sortie, ce qu’elle était en train de faire la toute première fois qu’elle l’a entendue et, si j’insiste un peu, elle rajoutera même une petite info juteuse sur l’artiste.

Ou alors on est en train de lire le journal et pendant que moi je cherche à corps et à cris un article sur la blessure de Steven Gerrard, elle va quasiment tomber du sofa, scandalisée, offusquée par le point de vue d’un billet sur le Darfour ou la Palestine.

Ou alors on va faire nos pronostics pour la Champion’s league sur Facebook et elle va faire un super score, et je sais pas comment elle fait pour savoir que le Panatinaikos ne peut pas gagner chez lui contre le Besiktas.

Ou alors elle va passer un examen qui est si difficile que seulement une poignée de gens dans le monde va le réussir. Et elle sera parmi eux, bien sûr.

Heureusement que je suis plutôt beau gosse parce que pendant une seconde je commençais à me faire du souci moi.

Friday, February 6, 2009

Fiat Lux (except that not really)


And then the lights went out. Just like that. Light, I am told, tends to move incredibly fast so when it stops it feels kind of weird. Although mostly it feels kind of dark. Madame Red was gone to New York and I was on my own. Sitting on the couch, I was thinking about what I could do without the electricity?
Well, not much, it turns out.
I mean it’s not like I could check my mail. Or read a book. Or listen to some music. Or watch TV. Or cook. Or shave, even.
I must have fallen asleep listing all the things that I couldn’t do because at some stage my phone rang and it felt like the middle of the night. It was the City of Los Angeles Water and Power Department, they were downstairs waiting for me to let them in. Which I did promptly as I thought they actually were the LAPD (and one thing one doesn’t have after spending the whole evening alone in the dark is an alibi).
Me and the LAWPD, we looked for the meter for a while but when we found it there was nothing they could for me. So I went back to bed, again listing all the things that I was not going to be able to do: watch a film on the laptop, play a little sudoku, buy yet another loser for my fantasy football team. It was 2:15 am. And I soon realized that there was one more thing I could add to my list of no-can-dos: go back to sleep.

The only thing you don’t need the electricity for.

Fiat Lux (sauf que non)


Et puis la lumière s’est éteinte, juste comme ça. La lumière, me signale-t-on voyage à très grande vitesse et quand elle s’arrête d’un coup net, ça fait drôle. En fait ça fait surtout très noir. Madame Red était parte à New-York et j’étais tout seul. Assis sur le canapé je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire sans électricité.
Pas grand-chose, à la réflexion.
Il ne s’agit pas de regarder ses mails. Ou de lire un bouquin. Ou d’écouter de la musique. Ou de regarder la télé. Ou de se faire à manger. Ou même de se raser.
J’ai du m’endormir en dressant la liste de toutes les choses que je ne pouvais pas faire parce qu’à un moment donné mon téléphone a sonné et on aurait bien dit que c’était au beau milieu de la nuit. C’était le département de l’eau et de l’électricité de la ville de Los Angeles, ils étaient en bas et attendaient que je leur ouvre. Ce que j’ai fait promptement car j’ai cru qu’il s’agissait de la police (les acronymes sont assez proches, et une chose qu’on n’a pas lorsque l’on passe toute la soirée seul dans le noir, c’est un alibi).
Moi et les gars du LAWPD, on a cherché le compteur pendant un moment, pour rien car finalement, après une fine analyse des lieux, ils ont conclu qu’ils ne pouvaient rien pour moi. Alors je suis retourné me coucher, en dressant une nouvelle liste des choses que je n’allais pas pouvoir faire : regarder un film sur mon ordi, faire un petit sudoku, acheter un joueur tout pourri pour ma fantasy team. Il était 2 heures et quart du matin. C’est là que je me suis rendu compte qu’il y avait une dernière chose à ajouter à ma liste des choses que je ne pouvais pas faire : me rendormir.
La seule chose qui ne nécessite pas l'électricité.

Thursday, February 5, 2009

Denominated


It is with profound sadness that I have learnt that, unlike last year, I have not been nominated for ANY category at the Irish Blog Awards.

And believe me, the fact that I am not Irish offers little consolation.

Saturday, January 31, 2009

On a beau dire mais


quand on habite à des milliers de kilomètres de son pays, ça fait vraiment chaud au coeur de retrouver Valeurs Mutualistes dans sa boîte aux lettres.

Saturday, January 24, 2009

Avouons le

Parfois, quand on a trop bu, Madame Red et moi on se demande ce que ça fearit d'avoir un enfant.


Mais bon c'est toujours le même problème.


On sait trop bien ce qui pourrait arriver

Let's admit it

Sometimes, when we are drunk, Madame Red and I think about how life would be if we had a baby.


But then it's always the same problem.


This could happen.


Tuesday, January 20, 2009

Another wasted opportunity


Yesterday I had an idea for a great post. The kind of things that gets you a nod at the Irish blog awards thingy.


But then I forgot.


Darnit.

Encore une opportunité gâchée


Hier j'avais une super idée pour un blog. Un truc qui te vaut une nomination aux meilleurs blogs de l'année.


Et puis j'ai oublié.


C'est con.

Friday, January 16, 2009

A day at the office


Work is so boring that yesterday a squirrel committed suicide.


He jumped off a palm tree.

Une journée au bureau


Au boulot on s'emmerde tellement qu'hier un écureuil s'est suicidé.
Il s'est jeté d'un palmier.

Wednesday, January 14, 2009

Freeway


“People are afraid to merge on freeways in Los Angeles”
Bret Easton Ellis, Less than zero

And, yes, I guess I kind of see why…

Autoroute


“Les gens ont peur de rentrer sur l’autoroute à Los Angeles”
Bret Easton Ellis, Moins que zero.

Et, oui, je vois assez bien pourquoi…

Monday, January 12, 2009

Quakypedia


What a week!

First my friend Don J alerted me on the fact that I could half be found on Wikipedia AND I got to feel my first earthquake.

At work, because we had nothing better to do, we tried to find a link between these two events.

But apparently there would be none.

Séismopedia


Quelle semaine!

D’abord mon ami Don J m’a fait savoir que je venais à moitié de rentrer dans Wikipédia ET j’ai ressenti mon premier tremblement de terre.

Au boulot, comme on avait rien d’autre à faire, on a essayé de trouver un lien entre les deux événements.

Mais apparemment ils n’auraient rien à voir.

Friday, January 9, 2009

Montpellier's little train and its very strange passengers


For example,

I met a guy who was one of the best tango dancers in the world and who was studying to become a PI.

I met a guy who’d fought in many wars and now, allegedly, owns a brothel in Bangkok.

I met a guy who spent a fortune in a few months and the money wasn’t even his.

I met a guy who never ate.

I met a guy who could have any girl he wanted. .

I met a guy who was once a rock star in Korea.

I met a guy who, in fairness, knew everything.

I met Madame Red, of course.

And sometimes people ask me why I like Montpellier so much.

Le petit train de Montpellier a des passagers bien étranges


Par exemple,

j’ai rencontré un mec qui était un des meilleurs danseurs de tango du monde et qui étudiait pour devenir détective privé

j’ai rencontré un mec qui avait fait plein de guerres et qui possède aujourd’hui, paraît-il, un bordel à Bangkok

j’ai rencontré un mec qui a claqué une fortune en quelques mois et l’argent n’était même pas le sien

j’ai rencontré un mec qui ne mangeait jamais

j’ai rencontré un mec qui pouvait avoir toutes les filles qu’il voulait

j’ai rencontré un mec qui était une rock star en Corée

j’ai rencontré un mec qui, pour être honnête, savait tout

j’ai rencontré Madame Red, bien sûr.

Et parfois il y a encore des gens pour me demander pourquoi j’aime autant Montpellier.

Wednesday, January 7, 2009

Summer collection


I’ve got a good one for you.

Today was sunny and around 24 degrees Celsius. And it looks like it’s going to get warmer by the end of the week.

I know. I’d be jealous too.

It’s human, don’t blame yourself too much.

Collection été-été


J’en ai une bonne pour vous.

Aujourd’hui il faisait soleil et environ 24 degrés celsius. Et apparemment il va faire encore meilleur en fin de semaine.

Je sais, moi aussi je serais jaloux.

C’est humain, ne vous en faites pas pour ça.

Tuesday, January 6, 2009

The Hood


Madame Red and I really wanted to see a film called Wendy and Lucy last week. Turns out they were only showing it in one of Los Angeles most famous ghettos. We went there with a certain apprehension, our heads filled with images of films and TV shows. We were not scared, but a little concerned. And when we arrived, what we saw was even worse than what we’d imagined.


What future for the children growing up there, I am asking you?

What dreams can they have?

You can’t even become a good rapper when you’re from Beverly Hills, can you?

La cité


Madame Red et moi, on voulait vraiment voir un film qui s’appelle Wendy et Lucie. Mais il ne le montrait que dans un cinéma situé dans l’un des plus célèbres ghettos de Los Angeles. Alors on y est allé avec une certaine appréhension, la tête pleine d’images de films et de séries télé. On avait pas peur, mais on faisait pas les malins non plus. Et quand on est arrivé, ce qu’on a vu était pire que ce qu'on s'était imaginé.

Quel avenir pour les jeunes qui grandissent ici, je vous le demande ?

Quel genre de rêve peuvent-ils bien avoir ?

C’est vrai, on ne peut même pas espérer devenir un bon rapper quand on est de Beverly Hills.

Saturday, January 3, 2009

And so, how was your year ?


Song of the year: Kids, MGMT.
Every time I listen to it I feel like I’m 10 and I am watching Goldorak on TV.

Drink of the year: White Russians.
I started 2008 drinking them in front of a beach in Dubai with Zee, John Cake, Just Tall and Madame Red, so yesterday I thought it made sense to close up the year by downing a few in the Dresden, Los Angeles.

Best jacuzzi: mine

Word of the year: community
They love it on the news, especially when disaster strikes. Houses are destroyed, people have lost everything but it’s not that bad because we’re talking about a tight, kind community. Family men who wake up early everyday to feed their children. And this community will surely take care of its own people.
Which to my European ears sounds like “you’re on your own, people, it’s not like the government is going to help you”.
Runners up: bail out, recession.

Best wedding: mine.

Object of the year: quarters
We need them for the laundry and we need them to buy the LA Times. So Madame Red and I have to devise astute strategies on a daily basis to keep them coming.

Album of the year: Crystal Castles, Crystal Castles.
Every time I listen to it, I feel like I am 10 and I am watching Goldorak on TV AND I understand what’s going on.

Best swimming pool: mine.

Madame Red’s line of the year:
One of my colleagues had given me a bunch of oranges and lemons from his garden. Bringing them home I was thinking that for once we were going to be healthy and eat some fruit but Madame Red’s immediate reaction was to say: “we’ve got to buy some Martini”.
You’ve got to like them Irish people.

Over all this was my 6th year with Madame Red. And it was the best so far.

Et sinon, cette année, c'était comment ?


Chanson de l’année: Kids, Mgmt.
Chaque fois je l’écoute j’ai 10 ans et je suis en train de regarder Goldorak.

Boisson de l’année : White Russian
C’est avec ce cocktail que j’ai commencé l’année 2008, sur une plage de Dubaï en compagnie de Zee, John Cake, Just Tall et Madame Red. Il m’a donc semblé normal de finir l’année avec pendant ce réveillon.

Meilleur jacuzzi : le mien.

Mot de l’année : communauté.
Les américains y croient beaucoup, à la communauté, surtout aux infos quand survient une catastrophe. Les maisons sont détruites, les gens ont tout perdu, mais tout ne va pas si mal car le désastre a frappé une communauté généreuse, où les liens sont forts. Des gens qui respectent la famille, des gens qui se lèvent tôt le matin pour aller au travail et nourrir leurs enfants. On s’entraidera sans doute dans cette communauté.
Ce qui sous-entend, ne nous le cachons pas, qu’ils ont plutôt intérêt à s’entraider parce que ce n’est certainement pas le gouvernement qui va le faire…
Sur le podium : récession, plan de relance.

Objet de l’année : les quarters (pièces de 25 cents)
On en a besoin pour faire nos lessives et pour acheter le LA Times tous les jours. Madame Red et moi devons don développer d’astucieuses stratégies pour en récupérer le plus possible.

Plus beau mariage: le mien.

Album de l’année : Crystal Castles, Crystal Castles.
Chaque fois que je l’écoute, j’ai 10 ans et je suis en train de regarder Goldorak ET je comprends ce qui se passe.

Meilleure piscine : la mienne.

Meilleure citation de Madame Red :
Un ami m’avait donné des oranges et des citrons de son jardin. En les ramenant à la maison, je me disais que pour une fois on allait pouvoir être un peu sain et manger des fruits, mais la réaction de Madame Red fut de dire immédiatement : « il faut qu’on achète une bouteille de Martini ».
Ils sont quand même forts ces irlandais.

De manière plus générale, cette année était la 6ème avec Madame Red. Et aussi la meilleure.

Wednesday, December 31, 2008

Film of the year


It’s about a guy who wants to walk on a wire across the twin towers

I had a strange experience this year. I had to learn to walk again. You know how you think you know how it works but in fact you couldn’t describe it because it’s like breathing, you never really think about it. Well, when the physio told me, I refused to believe him. Nope, Sir. I don’t walk like this. Never have, never will.

When you listen to this guy, nothing seems impossible.

And then I started start thinking of the stories my parents told me about how I was so eager to walk when I was like 10 months old and how I kept falling but kept trying again and again until the day I made it and I walked across that living room.

The man on wire is walking with grace in the sky of New York now. When he’s done –he knows it already – his life will never be the same. He’ll lose his friends and he’ll lose his fiancée. Then the towers will go too. And soon, there will be nothing left but his memories.

I am walking to the Christmas tree and I see that green bike and it is everything I ever wanted.
I am walking a girl home, she must be 15 and she is beautiful, and the walk seems so short I feel like I’ll never have the time to take her hand.
I am walking back home in the early morning, my first walk of shame.
I am walking along this long corridor before my oral exam, my heart pounding because the job of my dream seems so close and so far at the same time.
I am walking into a bar and I meet Madame Red.
I am walking with her in so many cities and so many countries.

And so his friends are crying and his fiancée too. They’re crying because what he did, what they did, was so perfect and beautiful. And they’re crying because where he’s going now he thinks he doesn’t need them anymore

And then, one day, I walked again. One of the most natural, simple things I’ve ever done.

And then one day, they made a film about it. One of the most wonderful films I’ve ever seen.

Meilleur film de l'année


C’est l’histoire d’un type qui veut marcher sur un fil tendu entre les tours jumelles de New-York.

J’ai vécu une expérience étrange cette année. J’ai dû réapprendre à marcher. On croit qu’on sait comment ça se passe mais en fait on serait bien incapable de l’expliquer, parce qu’au fond c’est un peu comme respirer, on n’y fait plus attention. Quand le kiné m’a expliqué, j’ai répondu non. Je ne marche pas comme ça, moi. Ni avant, ni maintenant, ni plus tard.

Quand on écoute ce type, plus rien ne semble impossible.

Alors j’ai commencé à penser à ces histoires que mes parents me racontaient, comment quand j’avais 10 mois, j’avais tellement envie de marcher et pourtant je me cassais sans arrêt la figure. Mais je recommençais encore et encore jusqu’à ce qu’un jour j’arrive à enfin à traverser cette salle de séjour.

L’homme sur son fil marche avec grâce dans le ciel de New York. Quand il en aura terminé –il le sait déjà – sa vie ne sera plus jamais la même. Il perdra ses amis. Il perdra sa fiancée. Même les tours s’en iront à leur tour. Bientôt il ne lui restera plus que ses souvenirs.

Je marche vers le sapin de Noël où je trouve un vélo vert qui est tout ce que je voulais, et plus encore.
Je marche avec une fille, elle doit avoir 15 ans et elle est très belle, mais le chemin passe si vite qu’il me semble que je n’aurai jamais le temps de lui prendre la main.
Je marche dans les rues au petit matin, avec les habits de la veille, pour la première fois.
Je marche le long de ce couloir où m’attend une porte, un jury, et peut-être le travail dont j’ai toujours rêvé.
Je marche jusqu’à ce bar où je rencontre Madame Red.
Je marche à ses côtés, tellement de villes, tellement de pays.

Et alors ses amis, sa fiancée, tous se mettent à pleurer. Ils pleurent parce que ce qu’il fait, ce qu’ils ont fait ensemble, est tellement beau, tellement parfait. Et puis ils pleurent car là où il va maintenant il n’a plus besoin d’eux.

Et puis un jour j’ai remarché. Une des choses les plus faciles et les plus naturelles que je n’ai jamais faites.

Et puis un jour ils ont un fait un film sur eux. Un des plus merveilleux que j’ai jamais vu.

Saturday, December 27, 2008

Pastime of the year


Last summer, Less Tall invited me to join his fantasy football league. Why not, I thought. I know a thing or two about football, don’t I? In some circles, I am proud to say that my opinion is valued – yes, these circles are Madame Red’s mainly, so what ?

I proceeded to pick a name for my team and, most importantly, the colour of their outfit. Upon Madame Red’s advice, I decided on blue. It conveys seriousness, I believed, and most certainly symbolizes something deep and meaningful in some part of the world or another.

I then proceeded to pick my players: the easiest part, really, a piece of cake. I couldn’t stop laughing at my own cleverness.

Except that after 19 weeks, I’m doing miserably. Just Tall and Less Tall are way ahead of me and I am left with a mid-range team that is consistently underachieving. Actually, in real life, I would have been fired a long time ago. I am the Kevin Keegan of fantasy football. But the good thing is I have been learning and I can safely say that I will come back stronger next year.

So, here are my ten commandments for a good fantasy league manager:

- Thou shall not, under any circumstances, pick up a ginger player. And yes, this rule is for you Dave Kitson. And it’s for you too, Nicky Butt.

- Thou shall not pick players you like too much. I still have fucking Carvalho on my roster despite the fact that he has been injured forever. It’s just too costly. And it’s not like they’re sending you Xmas cards to thank you for your confidence and support. In fact, I might be wrong, but it generally looks like the players do not give a damn about fantasy football.

- Thou shall not pick players you despise. Next year, just to remind me of how important this rule is, I will name my team :

“Ishallnotpickchristianoronaldoevenifhescroresahattrickonopeningday”

- Thou shall not spend hours in front of the computer trying to decide which player is going to have a breakthrough week, BECAUSE YOU HAVE NO FUCKING CLUE ANYWAY. So instead, take your wife for a drink and have some fun.

- Thou shall not follow any of your gut feelings. Yes David Bentley, where is this wonderful season I thought you were going to have? Where exactly has it gone?

- Thou shall not panic buy. Brad Friedel? When I had the cash to buy Petr Cech? What the fuck?

- Thou shall not mess around with your captain. Give the freaking thing to Lampard and get a good night sleep.

- Thou shall not TUI (Transferring under the influence). I’ll just give you that one to meditate on: Eboue for Fabregas in week 7. Tell you what, this Californian wine is seriously nasty.

- Thou shall not trust Rafa Benitez. His turn over policy will screw you week after week. Sometimes it actually looks like he has cracked my password and decides not to play the guys I picked, just out of sheer meanness. Hyppia over Agger? C’mon, man!

- Thou shall not buy a player who did well the week before. It’s too late! You should have got him a week ago. Probably why I just bought Mikel Arteta and broke at least three of the aforementioned rules…

Over all, though, I can only thank Less Tall for his invite. I am having a lot of fun.

Will you invite me again, then?

Tuesday, December 23, 2008

Shop of the year

That's where the coffee ceremony takes place everyday:

Grab cup
Pour coffee
Put sugar
Pour milk
Grab stirrer
Stir
Grab a cardboard thingy so you don’t get burned
Grab a lid

$2.18

Have a good one.

I play it simple but people here are a bit fussy with their coffee.

So I sometimes have the pleasure to see a guy from Guatemala or Costa Rica or Mexico preparing coffee for his co-workers who are waiting for him in the truck.

So Jesus wants hazelnut and non fat milk, Antonio likes a lot of sugar and a shot of vanilla, Raùl wants a dark roast with half and half milk…Or was it? There is always a moment when the guy starts scratching his head looking at the mugs in front of him. He gives a quick glance at the pick up outside hoping that no one will realize that he has no clue what he’s doing.

I can only imagine the what the fuck did you put in my coffee that ensue but they put me in a very good mood.

Magasin de l'année

C'est là que tous les matins a lieu la cérémonie du café.

Prendre un mug
Verser le café
Verser le sucre
Prendre un touilleur
Touiller
Prendre un truc pour en carton pour pas se cramer les doigts
Prendre un couvercle en plastique.
$2.18
Bonne journée.

Moi je la joue simple, mais les gens ici sont assez compliqués avec leur café.

Alors j’ai parfois le plaisir de voir un guatémaltèque ou un Costaricien ou un Mexicain qui prépare le café pour ses collègues qui l’attendent dans le camion.

Alors Jesus lui c’est de la noisette et du lait écrémé, Antonio le prend avec beaucoup de sucre et de la vanille, Raùl lui c’est de l’Arabica avec du semi pasteurisé… Attends, c’est ça non ? Il y a toujours un moment où le gars commence à se gratter la tête en regardant les cafés devant lui. Il jette un petit coup d’œil dehors en direction du pick-up en espérant que personne ne va s’apercevoir qu’il est en train de faire n’importe quoi.

Je ne peux qu’imaginer les putain qu’est-ce que t’as mis dans mon café qui s’ensuivent mais ils me mettent de bonne humeur à chaque fois.

Wednesday, December 17, 2008

Sexist election of the year


Thanks to Obama’s victory in November, thousands of black kids across America now know they too could become president of the USA one day.

Thousands of boys, that is.

Girls of every colour already knew they would have to wait some more to get to dream about this kind of things.

Anyway, girls are not really interested in this kind of things, are they ?

Election macho de l'année


Grâce à la victoire d’Obama en novembre, des milliers d’enfants noirs partout en Amérique savant à présent qu’il leur est possible de devenir un jour président des Etats-Unis.

Des milliers de garçons surtout.

Les filles, quelle que soir leur couleur de peau, savaient déjà depuis le défaite d’Hilary qu’elles devraient encore attendre pour rêver à ce genre de trucs.

D’ailleurs ce genre de trucs n’intéresse pas les filles, hein ?

Thursday, December 11, 2008

Insult of the year


"Do you know David Lynch, the director ?"

Insulte de l'année


"Tu connais David Lynch, le réalisateur ?"

Wednesday, December 10, 2008

Best TV commercial


Here in the US, you don’t just buy a mattress. You buy THE mattress that will adapt the best to the kind of sleeper YOU are.

“So, what kind of sleeper are you?” the gentle voice asks.
“Me, I’m a tosser” the man says in a cheerful voice.

Seriously, it never gets old.

Tuesday, December 9, 2008

Un mot de sagesse avant un torrent d’âneries


J’ai été plutôt discret ces derniers temps.
Je le sais bien.
Je ne faisais que suivre cette vieille règle : si tu n’as rien à dire, tais toi.

Mais me voilà de retour.

A partir de demain, je vous proposerai le best of de mon année.

A word of wisdom before a storm of nonsense


I’ve been quiet for a while.
I know.
It’s just that I was following an old rule: if you have nothing to say, shut up.

But I’m back now.

From tomorrow on, people, I’ll do my own round-up of the year.

Thursday, November 6, 2008

You won't get any chips!


Privés de frites!


Monday, October 20, 2008

Humankind's greatest enigmas


You know all these mysterious things you wish could be found but remain hidden because, well, no one knows exactly where they are or if they even exist?

Things like the Holy Grail or Noah’s ark or Atlantis?

Well, the exact same goes for my abs.

I would love to find them one day but no matter how many fucking crunches I do, no matter how many fucking miles I run, no one knows exactly where they are or if they even exist.

Les grandes énigmes de l'humanité


Vous savez ces trucs mystérieux qu’on aimerait bien voir retrouvés mais qui restent cachés parce que personne ne sait exactement où ils se trouvent ni même s’ils existent vraiment?

Des trucs comme le Saint Graal ou l’Arche de Noé ou l’Atlantide ?

Eh bien, il en est de même pour mes abdos.

J’aimerais bien les trouver un jour mais peu importe le nombre d’exos que je me cogne, peu importe le nombre de kilomètres que j’avale sur mes frêles guiboles, personne ne sait exactement où ils se trouvent ni même s’ils existent vraiment.

Monday, October 13, 2008

Sometimes I see myself as Mariano Rivera


Mariano Rivera, aka Hammer of God or Mo or Sandman or The Panama Express, is what they call in baseball a closer. A guy who is so good that his team will use him only in the last moments of the game. To close the deal.

Mariano Rivera doesn’t play with his teammates. He hardly even looks at the game. He chews gum and looks detached. And at the very end, he will get a call from his coach. It will be time to save the day. And he will. Journalists like Eric Neel will write stuff like this about Mariano:

“Here's what we'll tell our kids: He looked like an alien, and threw like a god. He had one pitch -- and with that one pitch, like David with one rock in a slingshot, he could fell any foe. With that one pitch he could escape any danger […]With that one pitch he wrote poems. With that one pitch he sang songs. With that one pitch he saved souls and converted non-believers, and brought peace to the boroughs and joy to the masses. And we will not be exaggerating.”

So yes, I quite see myself as Mariano Rivera. I too could not go to work with my colleagues. I too could chew gum and look detached. I too could have journalists write nice things about me. My boss could call me for the last day before the holiday. We need you, Major, he would say. We need you bad. So I’d go to work, just for a few minutes.

Happily.

I think I’d be seriously good at it.

Parfois je me vois bien en Mariano Rivera


Mariano, alias le marteau de Dieu, alias Mo, alias le marchand de sable, alias le Panama Express, est ce qu’on appelle dans le baseball un finisseur. Un type qui est si fort que son équipe ne l’utilise que dans les dernières minutes d’un match. Pour conclure.

Mariano Rivera ne joue pas avec ses coéquipiers. Il s’intéressa à peine au match. Il mâche son chewing gum d’un air détaché. Puis tout à la fin, son coach l’appellera. Ce sera l’heure de sauver la patrie. Et il le fera. Des journalistes comme Eric Neel écriront des trucs comme ça sur Mariano :

« Voilà ce qu’on en dira à nos enfants : Il ressemblait à un martien mais il lançait comme un Dieu. Il n’avait qu’un seul lancer – mais avec ce lancer, tel David avec son lance-pierre, il pouvait défaire tous ses ennemis. Avec ce lancer, il pouvait s’échapper de tous les dangers […]Avec ce lancer il écrivait des poèmes. Avec ce lancer il chantait des chansons. Avec ce lancer il sauvait des âmes et convertissait les non-croyant, il apportait la paix dans les quartiers et la joie au peuple. Et on n’exagèrera pas. »

Alors oui, je me vois assez bien en Mariano Rivera. Moi aussi je pourrais ne pas aller travailler avec mes collègues. Moi aussi je pourrais mâcher du chewing gum d’un air détaché. Moi aussi je pourrais avoir des articles écrits sur moi. Le dernier jour avant les vacances, mon patron m’appellerait. On a besoin de toi Major, il dirait. On a vraiment besoin de toi. Alors j’irais travailler quelques minutes. Sous les applaudissements.

Ca me ferait même plaisir.

Et en plus je crois que je serais assez bon.

Monday, September 29, 2008

9/5


It was a typically quiet afternoon. I can’t say I remember exactly what I was doing when I heard the explosions. Maybe I was thinking about Madame Red and I in our hot tub. Or maybe I was just going to get another refill of coffee.

Anyway for a split second I wasn’t sure what had just hit us, was it a bomb or an earthquake? (We attended a special training session in Pasadena about a month ago where we were taught how to react in case something happened: if it’s an earthquake, rush underneath a table and stay there. If it’s a bomb, start screaming and get the hell out of there.)

After a few moments, it became obvious that this had been a bomb and that it had blown up somewhere very, very close. So, still in shock and fearing the worst, we went through the motions. We started entering data in our computers and they quickly spat out a list of possible suspects: Ben Laden, Ahmadinejad, Ho Chin Minh, Sacco and Vanzetti,…

It’s only 5 minutes after that we learned that the explosions came from the Disney studios where they were videotaping scenes of Night Shift.

When you think about it, it’s not easy to be a spy in Los Angeles.

le 5 septembre


C’était une après-midi typique, chaude et tranquille. Je ne peux pas dire que je me souviens exactement ce que je faisais lorsque j’ai entendu les explosions. Peut-être pensais-je à Madame Red et moi dans notre jacuzzi. Ou bien j’allais simplement me reservir un café.

En tout cas pendant un instant je n’ai pas compris ce qui nous arrivait, était-ce une bombe ou un tremblement de terre ? (Nous avons suivi une formation à Pasadena il y a quelques semaines pour apprendre à bien réagir en cas d’incident de ce type : si c’est un séisme, il faut se précipiter sous une table et surtout ne pas bouger. Si c’est une bombe il est recommandé au contraire de crier et de se tirer le plus vite possible).

Après quelques instants, il est devenu évident qu’il s’était agi d’une bombe et qu’elle avait explosé tout près d’ici. Alors, toujours sous le choc et craignant le pire, nous avons agi machinalement. Nous avons bourré nos ordinateurs d’informations et ils nous ont craché une liste de suspects éventuels : Ben Laden, Ahmadinejad, Ho Chin Minh, Sacco et Vanzetti,…

Ce n’est que 5 minutes après que nous avons appris que les explosions provenaient des studios Disney qui tournaient des scènes pour Night Shift.

C’est tout de même pas facile la vie d’espion à Los Angeles.

Saturday, September 20, 2008

James Crumley died today

He leaves a few amazing books that I can only encourage you to read.

Il laisse quelques livres fascinants que je ne peux que vous encourager à lire.

Wednesday, September 10, 2008

Reality check

First I thought I would buy this:




Then I was like, hey, what about this one:



Oh wait, I like that one too:





And then eventually, here's what I got:





I know what you're thinking. It's a surprisingly ugly car for a tasteful man like me. But Madame Red still looks very good in it.
Although obviously I'm the only one that can tell.

Sunday, August 31, 2008

The only thing that bothers me in the States


is that I wake every morning with "Breakfastin America" in my head. Which after a while is a bit distressing.

La seule chose qui m'agace un peu aux Etats-Unis


c'est que je me réveille tous les matins avec "Breakfast in America" dans la tête. Au bout d'un moment ça saoûle un peu.

Tuesday, August 19, 2008

Toutes mes excuses


Je sais que je n'écris pas beucoup en ce moment mais je passe tout mon temps dans ma piscine.

Apologies


I know I am not writing much at the moment, but I am too busy going to the pool.

Wednesday, August 13, 2008

First impressions of Los Angeles


Yesterday while I was having breakfast - French toast and bottomless coffee - I noticed fake drops of dew on the fake roses that ornated my table.


That's how cool Los Angeles is.

Premières impressions de Los Angeles


Hier matin, alors que je prenais le petit déjeuner - pain perdu et café à volonté - je remarquai de fausses gouttes de rosée sur les roses en plastiques qui ornaient ma table.
Y a pas à dire, Los Angeles, c'est vraiment la classe.

Tuesday, July 29, 2008

Much deserved holidays - Quelques vacances bien méritées


Monday, July 28, 2008

A new mission for the Agency


Dear Irish friends, why hide it, you were a bit pissed off last week when she didn't show up. You felt a bit neglected, after all she had made it to England, hadn't she? The bitch, I heard you say, she could have dragged her arse around here.

Well, rejoice, my Irish friends, for in order to soothe your pain, President Sarkozy has decided to send me to Dublin instead.

Not quite the same, you may say.

No, not quite, I am afraid.

Sorry, you should have voted yes.


Friday, July 25, 2008

Script doctor


I need your help, for my book. Everything was going well but then, at page 3, I hit a wall.

The hero – a very handsome, 36-year-old spy living in an undisclosed Italian city – has just slept with two Danish twin sisters (who model for fun but who are in fact the heiresses of a vast financial empire). They both love him to death and desperately want to marry him.
So, which one should he choose? Tina, the blonde one, whose boobs are like God’s gift to man? Or Stina, the blonde one, whose boobs aren’t bad either?

I’d never have thought it would be so hard to write a novel.

Thanks for your help.

Script doctor


J’ai besoin de votre aide, pour mon livre. Tout allait bien et puis à la page 3 je me retrouve coincé.

Le héros – un très bel espion de 36 ans qui vit dans une ville Italienne non précisée – vient juste de coucher avec deux jumelles danoises (qui sont mannequins pour rigoler mais qui sont en fait les héritières d’un immense empire financier). Elle l’aiment toutes les deux à en mourir et elles veulent toutes les deux désespérément l’épouser.
Alors, laquelle doit-il choisir ? Tina, la blonde dont les seins sont un cadeau de Dieu pour les hommes ? Ou Stina, la blonde, dont les seins ne sont pas mal non plus ?

J’aurais jamais pensé que c’était si difficile d’écrire un livre.

Merci de votre aide.

Tuesday, July 22, 2008

While Madame Red is at work...


I dance all afternoon to Crystal Castles.

And then I tell her I'm writing a book.

¨Pendant que Madame Red travaille...


Je danse toute l'après-midi sur Crystal Castles.

Et après je lui fais croire que j'écris un livre.

Saturday, July 19, 2008

A small gift


I’m trying to write a book at the moment. I’m trying to write beautiful sentences. Some of them I find really nice, but they don’t fit in my book, I wouldn’t know where to put them.

Theses ones, for exemple:

"Yes", he thought.

He quietly closed the door (this one I particularly like but there is no door in my book.)

"No", she replied.

So please feel free to take them and use them, they’re yours.

Talk to you soon.

Un petit cadeau


J’essaie d’écrire un livre en ce moment. J’essaie d’écrire de belles phrases. Certaines sont vraiment biens, je trouve, mais elles ne rentrent pas dans mon livre, je ne saurais pas où les mettre.

Par exemple, celles-ci :

« Oui », pensa-t-il.

Il ferma doucement la porte. (celle là, elle est trop belle, mais dans mon livre il n’y a pas de porte.)

« Non », répondit-elle.

Alors, n’hésitez pas, si vous voulez les prendre et les mettre quelque part, elles sont à vous.

A bientôt

Friday, July 11, 2008

I am writing from France


This wonderful country which is situated, look at the map carefully, right at the center of the world.

That's what I'm like: only the best places for Madame Red when she has a few days off.

Je vous écris de France


Ce pays magnifique qui est, regardez bien, juste au centre du monde.

Moi je suis comme ça, toujours les plus beaux endroits pour emmener Madame Red en vacances.

Monday, July 7, 2008

On beauty*


There is a famous song in French in which the singer wishes he was, if only for one hour, very beautiful, even if it meant being completely dumb (somehow in France it is impossible to be both attractive and smart, but it’s a whole other subject).

When I was younger, I often wondered what it would be like to be insanely attractive. I wondered what kind of life these people had. Did they always get exactly what they wanted ? Did they hang out in the street with the constant knowledge that mere mortal people would stop breathing for a second when they walked past them? Did they wake up in the morning thinking Holy Shit, life is great, I am good-looking ?

As years went on, I was lucky enough to meet a few very beautiful girls. Girls that were modeling or asked to model all the time. Girls that randomers would stop in the street just to tell them how hot they looked. Girls who could get you in any trendy club, no matter how long the queue was.

And for the last 5 and a half years, I've been sharing the life of a beautiful girl. Madame Red is so gorgeous indeed that I sometimes blame her for the bad traffic in Rome. Surely at least one accident a day is due to a driver catching a glimpse of her and consequently driving his car right into the bus in front of him, causing mayhem for a couple of hours.

In Seville, as it happens almost every week, two guys in a bar asked Madame Red if she was a model. She didn’t blush, she just smiled and said no. She is used to it, that’s her life.

Beauty, really, is a strange thing and it has many powers. (One thing, though, is that it’s not contagious. As much as I tried, I never caught it. Beauty, I am afraid, shuns me.)

Back in Rome yesterday, we went to Campo di Fiori to have a drink. At some stage Sasha Pivovarova and a male friend of hers sat down at the table just in front of us. Now, this girl is the face of Prada. We’re not talking about someone beautiful, we are talking about someone who incarnates beauty. Someone who gets paid because she is beautiful. Someone whose face appears on Vogue.

I was going to see, at last, what kind of life these people have and how people around them behave.

And what I saw somehow surprised me. No one stared at her, no one cared that she was there, no one batted an eyelid.

And this got me thinking. Major, I told myself, this girl gets the kind of reaction you get when you show up at a place. And then I thought of the propositions the Sophists used to make. (What ? I can’t show off a little bit ?). And so I wrote my own:

1st premise: People don’t give a shit about beautiful people when they see them (as proven by Sasha)
2nd premise: People don’t give a shit about me when they see me (as proven everyday)
Conclusion: Therefore, I, the Major, am a beautiful people.

I’ve always liked these Sophist dudes.


*I'm borrowing the title of Zadie Smith's novel. A very disappointing novel, but a novel all the same, a novel with abeginning and an end, a novel that she wrote on her own. How do these people do it?

De la beauté*


Tout le monde connaît la chanson de Brel, être beau et con pour une heure seulement. Quand j’étais plus jeune je me demandais souvent ce que cela devait faire d’être très beau. Je me demandais quel genre de vie ces gens là menaient. Obtenaient-ils toujours ce qu’ils désiraient ? Se promenaient-ils dans la rue en sachant que les simples mortels autour d’eux arrêtaient un instant de respirer en les croisant ? Se levaient-ils tous les matins en se disant, Bon Dieu, la vie est belle, je suis beau ?

Au fil des ans j’ai eu la chance de rencontrer un certain nombre de très belles filles. Des filles qui étaient mannequins ou à qui on demandait sans cesse de le devenir. Des filles que des inconnus arrêtaient dans la rue simplement pour leur dire qu’elles étaient superbes. Des filles qui te faisaient rentrer en tong dans des boîtes branchées quelle que soit la longueur de la queue.

Depuis 5 ans et demi je partage ma vie avec une fille comme ça. Madame Red est si belle en effet qu’il m’arrive parfois de lui reprocher la mauvaise circulation à Rome. Il doit bien y avoir au moins une fois par jour un accident causé par un conducteur l’ayant aperçue et ayant en conséquence encastré sa voiture dans le bus de devant, provoquant ainsi des heure d’embouteillages.

A Séville, comme cela arrive toutes les semaines, deux types sont venus lui demander si elle était mannequin. Madame Red n’a pas rougi, elle a simplement souri et fait non de la tête. C’est comme ça, sa vie est faite de ça.
La beauté, vraiment, est une chose étrange. La beauté a des pouvoirs multiples (cependant la beauté n'est pas contagieuse. J'ai essayé en vain de l'attraper mais la beauté, j'en ai peur, m'évite).

Hier à Rome, alors que nous prenions un verre sur le Campo, Sasha Pivovarova et un ami à elle se sont assis à une table juste devant la notre. Sasha Pivovaro est le visage de Prada. On ne parle pas d’une belle fille, on parle d’une fille qui incarne la beauté. On parle d’une fille qui reçoit de l’argent parce qu’elle est belle, une fille que l’on voit sur la couverture de Vogue.

J’allais enfin savoir quel genre de vie ces gens menaient et comment les gens se comportaient autour d’eux.

Et ce que j’ai vu m’a surpris. Personne ne l’a regardée, personne ne l’a remarquée, personne n’a bougé un cil.

Ca m’a fait réfléchir. Je me suis dit Major, elle provoque exactement le même genre de réaction que toi. Alors j’ai pensé aux Sophistes et à leurs propositions. (Quoi ? On peut plus crâner un peu ?). Et j’en ai crée une :

1er prémisse : Quand ils arrivent au Campo, tout le monde se fout royalement des beautiful people (comme prouvé par Sasha hier)
2nd prémisse : Quand j’arrive au Campo, tout le monde se fout royalement de moi (comme je peux aisément le prouver sur demande tous les jours).
Conclusion : Donc, moi le Major, je suis un beautiful people.

Ils m’ont toujours fait bien marré moi, les Sophistes.

* J'emprunte le titre au livre de Zadie Smith, très décevant, mais un livre tout de même, un livre avec un début et une fin, un livre qu'elle a écrit toute seule. Mais coment font-ils, ces gens, pour y arriver ?

Wednesday, July 2, 2008

Un peu de poésie


J’ai ma pelle et mon seau,
Mon râteau n’est pas loin.
J’ai aussi mon chapeau,
J'vais dans l’eau mais pas loin.
Comme tous les ans, mieux qu’en Allemagne,
Je pars bâtir mes châteaux en Espagne.

(Et le premier qui me parle foot prend mon poing sur la gueule).

Sunday, June 29, 2008

The night I saved Madame Red


MC had a soft spot for an Icelandic girl whose name no one could pronounce and Madame Red, to my utmost surprise, was shamelessly flirting with me.

The night, we thought, could be full of surprises and we were rubbing our hands together with glee. We could already picture ourselves, the 4 of us sharing a bottle of wine in a summer evening sunset. It suddenly seemed beautiful and necessary. Our happiness would be so perfect that in winter we’d make love all together on a furry carpet in front of a fireplace.

MC and I were so happy that we felt like smoking cigars.

But then.

When the Icelandic girl arrived at the party, MC, excited as a kid on Christmas day, ran head first to open the door and landed downstairs completely knocked out, blood pouring all over from a nasty gash on top of his skull (a German legionnaire who attended the party offered to stitch him up there and then, which MC politely declined.)

As for me, I was discussing serious matters with Master P.(the endless debate between Swedish girls or Danish girls) when a huge window frame fell towards me at the speed of light, missed my head by about an inch and eventually crashed on my shoulder (I didn’t show the open wound to the legionnaire, I am quite prudish and I already knew the diagnostic).

The Icelandic girl left to meet other friends. Friends that were less drunk and less bloody than MC. Friends who were more suitable to her.

While looking for the toilets I committed an act of bravery unheard of and saved Madame Red. She left anyway. Because sometimes in life, it’s better to have your cell turned off.

Later on, at the Scouser’s – a boy/girl ratio of about 14 to 1 – I enjoyed a last breath of energy and managed to sprain my knee while dancing.

MC and I came back home alone and duly hammered.

The day after, it was already night when we woke up. We respectfully checked our respective injuries.

It had been, altogether, a pretty good night.

Le jour où j'ai sauvé Madame Red


MC avait un faible pour une islandaise au nom imprononçable et Madame Red, à ma grande surprise, semblait me draguer effrontément.

La soirée, pensions-nous, pourrait bien nous réserver des surprises et nous nous frottions les mains par avance. Nous nous imaginions déjà tous les 4, partageant une bouteille de vin dans le soleil couchant d’un soir d’été. Cela nous paraissait soudain magnifique et inévitable, le bonheur serait si grand que l’hiver venu nous ferions l’amour tous ensemble sur un tapis en peau de bête devant une cheminée crépitante.

MC et moi étions déjà si heureux que nous en fumions des cigares.

Mais voilà.

Quand l’islandaise arriva à la fête, MC, excité comme un enfant le jour de Noël, se précipita pour lui ouvrir la porte et dégringola les escaliers la tête la première. Il atterrit en bas complètement sonné, le sang jaillissant d’une énorme plaie sur le haut de son crâne (un légionnaire allemand présent sur les lieux lui proposa de le recoudre sur place, ce que MC déclina poliment).

Quant à moi, alors que je discutais de choses sérieuses avec Master P (l’éternel débat entre les suédoises ou les danoises), une sorte d’immense vasistas s’abattit sur moi à vive allure et frôla ma tête pour venir finalement s’écraser sur mon épaule (je ne montrai pas ma blessure au légionnaire allemand, je suis assez pudique, et je connaissais déjà le verdict).

L’islandaise s’en alla rejoindre d’autres amis, des amis moins saouls que MC, des amis moins ensanglantés que lui, des amis plus fréquentables.

Moi, bien sûr, alors que je cherchais les toilettes, je sauvai Madame Red dans un acte de bravoure inédit. Mais elle partit quand même. Parce que parfois dans la vie il vaut mieux avoir son portable éteint.

Plus tard, chez le Scouser – un ratio garçons-filles d’environ 14 pour 1 – je profitai d’un regain d’énergie pour me tordre discrètement le genou en dansant.

MC et moi rentrâmes donc seuls et passablement éméchés.

Le lendemain au réveil, il faisait déjà nuit. Nous inspectâmes avec respect nos blessures respectives.

La soirée, dans l’ensemble, avait été plutôt bonne.

Wednesday, June 25, 2008

A personal history of blogging


When I first started this blog I could not make up my mind as to which language I was going to use (although I decided against Chinese pretty early on).
French? Well, it was the obvious choice, wasn’t it ? After all I tend to be seriously French (a mix of arrogance and mesmerizing beauty that gives me away every time).
But, what about English, I thought in the bathroom (a room where I make all the big decisions in my life)? A large part of my life takes place in English. My love life. For instance, I use English to say things like “Madame Red, can you pass me the salt, please?” or other statements that make our couple a successful one day after day . I could not discard English, then, I thought, still in the bathroom (a place where I spend, now that I think about it, a lot of my time).

And so I had this flash: a bilingual blog. I could picture readers marvelling at my style all over the world (French is still spoken in some remote areas such as Canada and Switzerland, where I have checked, people are also blessed with broadband acces to the internet).

I then proceeded to find a name to my blog (I do not need to tell you at this point where in the flat I was) while writing my resignation letter (who needs a job when they have a bilingual blog?).
“Major” was taken. So was “The Major”. What the fuck, I wondered. After this initial blow it took me a while a while to come out with the brilliant Frenchmajor, which means I get googled about once a year by the only 2 people who actually want to major in French in an American college.

And then I sarted to publish my posts ( I still get a kick of using this word, publish – as in “So, Major, have you published anything lately?”).
Success was, I must say, immediate. Madame Red’s entire family read my blog in English (a rather large family, if you want my opinion). Then my family read it too in French (a very small, nuclear family, unfortunately).

And then, one day, it happened. My stats went crazy and since then it has never stopped. Today, 10 months after my first post, it’s almost 15 people who rush everyday to find out the story that will make their day.

Think about it.

15 people. Everyday.

I’m glad I kept my job.
I’m glad I write in two languages.

Une petite histoire personnelle de blogging


Quand j’ai commencé à tenir un blog, je n’arrivais pas à me décider sur la langue que je devrais utiliser (même si j’ai assez tôt renoncé au chinois).
Le français, c’était un peu facile, non ? Après tout j’ai tendance à être furieusement français (un mélange d’arrogance et de beauté ensorcelante qui me fait repérer à chaque fois).
Mais, et l’anglais, me demandai-je aux toilettes (une pièce dans laquelle j’ai toujours pris les plus grandes décisions de ma vie) ? Une grande partie de mon existence se déroule en anglais. Ma vie amoureuse. Par exemple c’est en anglais que je demande à Madame Red de me passer le sel ou toute autre déclaration importante qui font de notre couple une réussite. Je ne pouvais pas ignorer l’anglais, me disais-je, toujours aux toilettes (une pièce dans laquelle, maintenant que j’y pense, je passe beaucoup de temps).

C’est alors que j’ai eu cette inspiration : un blog bilingue. Je pouvais déjà voir des lecteurs du monde entier émerveillés par ma prose (on parle le français dans des endroits aussi reculés que le Canada ou la Suisse, endroits qui ont eux aussi la chance, j’ai vérifié, de bénéficier d’accès internet à haut débits).

J’ai donc cherché un nom pour mon blog (je n’ai plus besoin de vous préciser dans quelle pièce je me situais à ce moment là) tout en rédigeant ma lettre de démission (qui a besoin d’un travail quand il a un blog bilingue ?).
« Major » était pris. Tou comme « The Major ». Qu’est-ce que c’est que ce bordel, me dis-je. Après ce contretemps, il m’a fallu longtemps pour trouver l’excellent « Frenchmajor » (j’avais peur que le concept soit déjà assez innovant et je voulais un nom simple).

Et j’ai commencé à publier mes articles (un mot dont je ne me lasse pas, publier, comme dans « alors Major, tu as publié quelque chose récemment ? »)
Le succès, je dois le dire été immédiat. Toute la famille de Madame Red a lu mon blog en anglais (une famille plutôt nombreuse si vous voulez mon avis). Puis ma famille l’a lu aussi en français (une petite famille nucléaire malheureusement).

Et puis un jour c’est arrivé. Mes stats sont devenues folles et depuis cela n’a pas cessé. Aujourd’hui, 10 mois après mon premier article, ce sont près de 15 personnes qui se pressent chaque jour pour découvrir le cœur battant une histoire qui va leur apporter un peu de bonheur.

Pensez-y un peu.

15 personnes. Tous les jours.

Je suis bien content d’avoir gardé mon boulot.
Et je suis bien content d’écrire en deux langues.

Monday, June 23, 2008

Letter to Madame Red


I know, I already wrote to you a while ago. But you were a Miss at that time, things have changed since then. (Did you seriously think that we would get married one day ? Did you think about it, behind your counter, when you were serving me decaffeinated coffees?)

But it doesn’t really matter after all, that’s not why I’m writing. No, if I’m writing it’s because according to my calculations we’ve been together for exactly 2000 days. It’s quite an annivesary, isn’t it ?

This morning I thought about these 2000 days with you a lot. I thought about our first day and the gins and apricot we were drinking to give us some courage (honestly, gin and apricot, what were we trying to prove?). I thought about us yesterday in the magnificient Villa Medici, crushed by the heat.

I thought that I’d had 2000 days to get to know you and and that I’d managed so little (you like shoes and tea with no sugar, you like popcorn and Aidan Moffat).

And then I thought that I needed a bit more time with you. Not much, maybe 40 or 50 years, I’m not too sure. And that’s why I was writing really. I wanted to know if by any chance, if you had nothing better to do, if you had no other plan, you would mind spending a few more days with me.

We could maybe go eat an ice cream hand in hand. Or we coud get a drink on a terrace. If you like, I will teach you the rules of baseball.

At night, before you fall asleep, I will slightly run a hand in your hair.

It will be good, you’ll see.

Lettre à Madame Red


Je sais, je t’ai déjà écrit il y a quelques temps. Mais tu étais une demoiselle à l’époque, les choses ont bien changé. (Y pensais-tu sérieusement qu’un jour nous nous marierions ? Y pensais-tu quand derrière ton comptoir tu m’offrais des cafés décaféinés ?)

Mais peu importe après tout, je ne t’écris pas pour ça. Non, si je t’écris, c’est qu’en fait selon mes calculs nous sommes ensemble depuis 2000 jours exactement. C’est tout de même un drôle d’anniversaire, non ?

J’ai pensé longuement à ça ce matin, à ces 2000 jours avec toi. J’ai pensé au premier jour et aux gins abricots qu’on buvait pour se donner du courage (franchement, des gins abricots, que cherchions-nous à prouver ?). J’ai pensé à hier, ce dimanche écrasé par la chaleur dans la splendeur de la Villa Medici.

J’ai pensé que j’avais eu 2000 jours pour apprendre à te connaître et que j’en savais encore bien peu (tu aimes les chaussures et le thé sans sucre, Aidan Moffat et le popcorn).

Et je me suis dit que j’avais encore besoin d’un peu de temps avec toi. Oh, pas grand-chose, 40 ans ou peut-être 50, je ne sais pas trop. Et c’est pour ça que je t’écrivais finalement. Je voulais savoir si par hasard, si tu n’avais rien de mieux à faire, si tu n’avais pas d’autres projets, tu accepterais de passer encore quelques jours avec moi.

On pourrait par exemple aller manger des glaces en se tenant par la main. Ou bien aller prendre un verre sur une terrasse. Si tu veux je t’enseignerai les règles du baseball.

Le soir, avant que tu ne t’endormes, je passerai une main dans tes cheveux.

Tu verras, ce sera bien.

Friday, June 20, 2008

yesterday I got my visa to go to the USA

And I must say I look pretty good on the picture.

(Not everyone can say the same of their own picture)

J'ai obtenu mon visa pour les Etats-Unis hier

Et je dois dire que je suis plutôt pas mal sur la photo.

(Tout le monde ne peut pas en dire autant.)

Wednesday, June 18, 2008

I don't feel like Italy anymore


It is time, I thought yesterday, that I left Italy. And not only because they keep beating us at football.

There are other reasons.

I don’t feel like hearing people screaming in the street anymore.
I don’t feel like being ripped off anymore.
I don’t feel like checking my change to make sure everything is there anymore.
I don’t feel like waiting for the bus not knowing if it will ever show up anymore.
I don’t feel like coping with their rudeness anymore.
I don’t feel like stumbling on their busted cobblestones anymore.
I don’t feel like hearing of their corrupt politicians anymore.

Yesterday, then, I thought of Zidane.