
Thursday, November 6, 2008
Monday, October 20, 2008
Humankind's greatest enigmas

You know all these mysterious things you wish could be found but remain hidden because, well, no one knows exactly where they are or if they even exist?
Things like the Holy Grail or Noah’s ark or Atlantis?
Well, the exact same goes for my abs.
I would love to find them one day but no matter how many fucking crunches I do, no matter how many fucking miles I run, no one knows exactly where they are or if they even exist.
Things like the Holy Grail or Noah’s ark or Atlantis?
Well, the exact same goes for my abs.
I would love to find them one day but no matter how many fucking crunches I do, no matter how many fucking miles I run, no one knows exactly where they are or if they even exist.
Les grandes énigmes de l'humanité

Vous savez ces trucs mystérieux qu’on aimerait bien voir retrouvés mais qui restent cachés parce que personne ne sait exactement où ils se trouvent ni même s’ils existent vraiment?
Des trucs comme le Saint Graal ou l’Arche de Noé ou l’Atlantide ?
Eh bien, il en est de même pour mes abdos.
J’aimerais bien les trouver un jour mais peu importe le nombre d’exos que je me cogne, peu importe le nombre de kilomètres que j’avale sur mes frêles guiboles, personne ne sait exactement où ils se trouvent ni même s’ils existent vraiment.
Des trucs comme le Saint Graal ou l’Arche de Noé ou l’Atlantide ?
Eh bien, il en est de même pour mes abdos.
J’aimerais bien les trouver un jour mais peu importe le nombre d’exos que je me cogne, peu importe le nombre de kilomètres que j’avale sur mes frêles guiboles, personne ne sait exactement où ils se trouvent ni même s’ils existent vraiment.
Monday, October 13, 2008
Sometimes I see myself as Mariano Rivera

Mariano Rivera, aka Hammer of God or Mo or Sandman or The Panama Express, is what they call in baseball a closer. A guy who is so good that his team will use him only in the last moments of the game. To close the deal.
Mariano Rivera doesn’t play with his teammates. He hardly even looks at the game. He chews gum and looks detached. And at the very end, he will get a call from his coach. It will be time to save the day. And he will. Journalists like Eric Neel will write stuff like this about Mariano:
“Here's what we'll tell our kids: He looked like an alien, and threw like a god. He had one pitch -- and with that one pitch, like David with one rock in a slingshot, he could fell any foe. With that one pitch he could escape any danger […]With that one pitch he wrote poems. With that one pitch he sang songs. With that one pitch he saved souls and converted non-believers, and brought peace to the boroughs and joy to the masses. And we will not be exaggerating.”
So yes, I quite see myself as Mariano Rivera. I too could not go to work with my colleagues. I too could chew gum and look detached. I too could have journalists write nice things about me. My boss could call me for the last day before the holiday. We need you, Major, he would say. We need you bad. So I’d go to work, just for a few minutes.
Mariano Rivera doesn’t play with his teammates. He hardly even looks at the game. He chews gum and looks detached. And at the very end, he will get a call from his coach. It will be time to save the day. And he will. Journalists like Eric Neel will write stuff like this about Mariano:
“Here's what we'll tell our kids: He looked like an alien, and threw like a god. He had one pitch -- and with that one pitch, like David with one rock in a slingshot, he could fell any foe. With that one pitch he could escape any danger […]With that one pitch he wrote poems. With that one pitch he sang songs. With that one pitch he saved souls and converted non-believers, and brought peace to the boroughs and joy to the masses. And we will not be exaggerating.”
So yes, I quite see myself as Mariano Rivera. I too could not go to work with my colleagues. I too could chew gum and look detached. I too could have journalists write nice things about me. My boss could call me for the last day before the holiday. We need you, Major, he would say. We need you bad. So I’d go to work, just for a few minutes.
Happily.
I think I’d be seriously good at it.
Parfois je me vois bien en Mariano Rivera

Mariano, alias le marteau de Dieu, alias Mo, alias le marchand de sable, alias le Panama Express, est ce qu’on appelle dans le baseball un finisseur. Un type qui est si fort que son équipe ne l’utilise que dans les dernières minutes d’un match. Pour conclure.
Mariano Rivera ne joue pas avec ses coéquipiers. Il s’intéressa à peine au match. Il mâche son chewing gum d’un air détaché. Puis tout à la fin, son coach l’appellera. Ce sera l’heure de sauver la patrie. Et il le fera. Des journalistes comme Eric Neel écriront des trucs comme ça sur Mariano :
« Voilà ce qu’on en dira à nos enfants : Il ressemblait à un martien mais il lançait comme un Dieu. Il n’avait qu’un seul lancer – mais avec ce lancer, tel David avec son lance-pierre, il pouvait défaire tous ses ennemis. Avec ce lancer, il pouvait s’échapper de tous les dangers […]Avec ce lancer il écrivait des poèmes. Avec ce lancer il chantait des chansons. Avec ce lancer il sauvait des âmes et convertissait les non-croyant, il apportait la paix dans les quartiers et la joie au peuple. Et on n’exagèrera pas. »
Alors oui, je me vois assez bien en Mariano Rivera. Moi aussi je pourrais ne pas aller travailler avec mes collègues. Moi aussi je pourrais mâcher du chewing gum d’un air détaché. Moi aussi je pourrais avoir des articles écrits sur moi. Le dernier jour avant les vacances, mon patron m’appellerait. On a besoin de toi Major, il dirait. On a vraiment besoin de toi. Alors j’irais travailler quelques minutes. Sous les applaudissements.
Ca me ferait même plaisir.
Mariano Rivera ne joue pas avec ses coéquipiers. Il s’intéressa à peine au match. Il mâche son chewing gum d’un air détaché. Puis tout à la fin, son coach l’appellera. Ce sera l’heure de sauver la patrie. Et il le fera. Des journalistes comme Eric Neel écriront des trucs comme ça sur Mariano :
« Voilà ce qu’on en dira à nos enfants : Il ressemblait à un martien mais il lançait comme un Dieu. Il n’avait qu’un seul lancer – mais avec ce lancer, tel David avec son lance-pierre, il pouvait défaire tous ses ennemis. Avec ce lancer, il pouvait s’échapper de tous les dangers […]Avec ce lancer il écrivait des poèmes. Avec ce lancer il chantait des chansons. Avec ce lancer il sauvait des âmes et convertissait les non-croyant, il apportait la paix dans les quartiers et la joie au peuple. Et on n’exagèrera pas. »
Alors oui, je me vois assez bien en Mariano Rivera. Moi aussi je pourrais ne pas aller travailler avec mes collègues. Moi aussi je pourrais mâcher du chewing gum d’un air détaché. Moi aussi je pourrais avoir des articles écrits sur moi. Le dernier jour avant les vacances, mon patron m’appellerait. On a besoin de toi Major, il dirait. On a vraiment besoin de toi. Alors j’irais travailler quelques minutes. Sous les applaudissements.
Ca me ferait même plaisir.
Et en plus je crois que je serais assez bon.
Monday, September 29, 2008
9/5

It was a typically quiet afternoon. I can’t say I remember exactly what I was doing when I heard the explosions. Maybe I was thinking about Madame Red and I in our hot tub. Or maybe I was just going to get another refill of coffee.
Anyway for a split second I wasn’t sure what had just hit us, was it a bomb or an earthquake? (We attended a special training session in Pasadena about a month ago where we were taught how to react in case something happened: if it’s an earthquake, rush underneath a table and stay there. If it’s a bomb, start screaming and get the hell out of there.)
After a few moments, it became obvious that this had been a bomb and that it had blown up somewhere very, very close. So, still in shock and fearing the worst, we went through the motions. We started entering data in our computers and they quickly spat out a list of possible suspects: Ben Laden, Ahmadinejad, Ho Chin Minh, Sacco and Vanzetti,…
It’s only 5 minutes after that we learned that the explosions came from the Disney studios where they were videotaping scenes of Night Shift.
When you think about it, it’s not easy to be a spy in Los Angeles.
It’s only 5 minutes after that we learned that the explosions came from the Disney studios where they were videotaping scenes of Night Shift.
When you think about it, it’s not easy to be a spy in Los Angeles.
le 5 septembre

C’était une après-midi typique, chaude et tranquille. Je ne peux pas dire que je me souviens exactement ce que je faisais lorsque j’ai entendu les explosions. Peut-être pensais-je à Madame Red et moi dans notre jacuzzi. Ou bien j’allais simplement me reservir un café.
En tout cas pendant un instant je n’ai pas compris ce qui nous arrivait, était-ce une bombe ou un tremblement de terre ? (Nous avons suivi une formation à Pasadena il y a quelques semaines pour apprendre à bien réagir en cas d’incident de ce type : si c’est un séisme, il faut se précipiter sous une table et surtout ne pas bouger. Si c’est une bombe il est recommandé au contraire de crier et de se tirer le plus vite possible).
Après quelques instants, il est devenu évident qu’il s’était agi d’une bombe et qu’elle avait explosé tout près d’ici. Alors, toujours sous le choc et craignant le pire, nous avons agi machinalement. Nous avons bourré nos ordinateurs d’informations et ils nous ont craché une liste de suspects éventuels : Ben Laden, Ahmadinejad, Ho Chin Minh, Sacco et Vanzetti,…
Ce n’est que 5 minutes après que nous avons appris que les explosions provenaient des studios Disney qui tournaient des scènes pour Night Shift.
C’est tout de même pas facile la vie d’espion à Los Angeles.
Ce n’est que 5 minutes après que nous avons appris que les explosions provenaient des studios Disney qui tournaient des scènes pour Night Shift.
C’est tout de même pas facile la vie d’espion à Los Angeles.
Saturday, September 20, 2008
James Crumley died today
Wednesday, September 10, 2008
Sunday, August 31, 2008
The only thing that bothers me in the States
La seule chose qui m'agace un peu aux Etats-Unis
Tuesday, August 19, 2008
Wednesday, August 13, 2008
Premières impressions de Los Angeles
Tuesday, July 29, 2008
Monday, July 28, 2008
A new mission for the Agency

Dear Irish friends, why hide it, you were a bit pissed off last week when she didn't show up. You felt a bit neglected, after all she had made it to England, hadn't she? The bitch, I heard you say, she could have dragged her arse around here.
Well, rejoice, my Irish friends, for in order to soothe your pain, President Sarkozy has decided to send me to Dublin instead.
Not quite the same, you may say.
No, not quite, I am afraid.
Sorry, you should have voted yes.
Friday, July 25, 2008
Script doctor

I need your help, for my book. Everything was going well but then, at page 3, I hit a wall.
The hero – a very handsome, 36-year-old spy living in an undisclosed Italian city – has just slept with two Danish twin sisters (who model for fun but who are in fact the heiresses of a vast financial empire). They both love him to death and desperately want to marry him.
So, which one should he choose? Tina, the blonde one, whose boobs are like God’s gift to man? Or Stina, the blonde one, whose boobs aren’t bad either?
I’d never have thought it would be so hard to write a novel.
Thanks for your help.
The hero – a very handsome, 36-year-old spy living in an undisclosed Italian city – has just slept with two Danish twin sisters (who model for fun but who are in fact the heiresses of a vast financial empire). They both love him to death and desperately want to marry him.
So, which one should he choose? Tina, the blonde one, whose boobs are like God’s gift to man? Or Stina, the blonde one, whose boobs aren’t bad either?
I’d never have thought it would be so hard to write a novel.
Thanks for your help.
Script doctor

J’ai besoin de votre aide, pour mon livre. Tout allait bien et puis à la page 3 je me retrouve coincé.
Le héros – un très bel espion de 36 ans qui vit dans une ville Italienne non précisée – vient juste de coucher avec deux jumelles danoises (qui sont mannequins pour rigoler mais qui sont en fait les héritières d’un immense empire financier). Elle l’aiment toutes les deux à en mourir et elles veulent toutes les deux désespérément l’épouser.
Alors, laquelle doit-il choisir ? Tina, la blonde dont les seins sont un cadeau de Dieu pour les hommes ? Ou Stina, la blonde, dont les seins ne sont pas mal non plus ?
J’aurais jamais pensé que c’était si difficile d’écrire un livre.
Merci de votre aide.
Le héros – un très bel espion de 36 ans qui vit dans une ville Italienne non précisée – vient juste de coucher avec deux jumelles danoises (qui sont mannequins pour rigoler mais qui sont en fait les héritières d’un immense empire financier). Elle l’aiment toutes les deux à en mourir et elles veulent toutes les deux désespérément l’épouser.
Alors, laquelle doit-il choisir ? Tina, la blonde dont les seins sont un cadeau de Dieu pour les hommes ? Ou Stina, la blonde, dont les seins ne sont pas mal non plus ?
J’aurais jamais pensé que c’était si difficile d’écrire un livre.
Merci de votre aide.
Tuesday, July 22, 2008
Saturday, July 19, 2008
A small gift

I’m trying to write a book at the moment. I’m trying to write beautiful sentences. Some of them I find really nice, but they don’t fit in my book, I wouldn’t know where to put them.
Theses ones, for exemple:
"Yes", he thought.
Theses ones, for exemple:
"Yes", he thought.
He quietly closed the door (this one I particularly like but there is no door in my book.)
"No", she replied.
So please feel free to take them and use them, they’re yours.
Talk to you soon.
Un petit cadeau

J’essaie d’écrire un livre en ce moment. J’essaie d’écrire de belles phrases. Certaines sont vraiment biens, je trouve, mais elles ne rentrent pas dans mon livre, je ne saurais pas où les mettre.
Par exemple, celles-ci :
« Oui », pensa-t-il.
Par exemple, celles-ci :
« Oui », pensa-t-il.
Il ferma doucement la porte. (celle là, elle est trop belle, mais dans mon livre il n’y a pas de porte.)
« Non », répondit-elle.
Alors, n’hésitez pas, si vous voulez les prendre et les mettre quelque part, elles sont à vous.
A bientôt
Friday, July 11, 2008
I am writing from France
Je vous écris de France
Monday, July 7, 2008
On beauty*

There is a famous song in French in which the singer wishes he was, if only for one hour, very beautiful, even if it meant being completely dumb (somehow in France it is impossible to be both attractive and smart, but it’s a whole other subject).
When I was younger, I often wondered what it would be like to be insanely attractive. I wondered what kind of life these people had. Did they always get exactly what they wanted ? Did they hang out in the street with the constant knowledge that mere mortal people would stop breathing for a second when they walked past them? Did they wake up in the morning thinking Holy Shit, life is great, I am good-looking ?
As years went on, I was lucky enough to meet a few very beautiful girls. Girls that were modeling or asked to model all the time. Girls that randomers would stop in the street just to tell them how hot they looked. Girls who could get you in any trendy club, no matter how long the queue was.
And for the last 5 and a half years, I've been sharing the life of a beautiful girl. Madame Red is so gorgeous indeed that I sometimes blame her for the bad traffic in Rome. Surely at least one accident a day is due to a driver catching a glimpse of her and consequently driving his car right into the bus in front of him, causing mayhem for a couple of hours.
In Seville, as it happens almost every week, two guys in a bar asked Madame Red if she was a model. She didn’t blush, she just smiled and said no. She is used to it, that’s her life.
Beauty, really, is a strange thing and it has many powers. (One thing, though, is that it’s not contagious. As much as I tried, I never caught it. Beauty, I am afraid, shuns me.)
Beauty, really, is a strange thing and it has many powers. (One thing, though, is that it’s not contagious. As much as I tried, I never caught it. Beauty, I am afraid, shuns me.)
Back in Rome yesterday, we went to Campo di Fiori to have a drink. At some stage Sasha Pivovarova and a male friend of hers sat down at the table just in front of us. Now, this girl is the face of Prada. We’re not talking about someone beautiful, we are talking about someone who incarnates beauty. Someone who gets paid because she is beautiful. Someone whose face appears on Vogue.
I was going to see, at last, what kind of life these people have and how people around them behave.
And what I saw somehow surprised me. No one stared at her, no one cared that she was there, no one batted an eyelid.
I was going to see, at last, what kind of life these people have and how people around them behave.
And what I saw somehow surprised me. No one stared at her, no one cared that she was there, no one batted an eyelid.
And this got me thinking. Major, I told myself, this girl gets the kind of reaction you get when you show up at a place. And then I thought of the propositions the Sophists used to make. (What ? I can’t show off a little bit ?). And so I wrote my own:
1st premise: People don’t give a shit about beautiful people when they see them (as proven by Sasha)
2nd premise: People don’t give a shit about me when they see me (as proven everyday)
Conclusion: Therefore, I, the Major, am a beautiful people.
I’ve always liked these Sophist dudes.
*I'm borrowing the title of Zadie Smith's novel. A very disappointing novel, but a novel all the same, a novel with abeginning and an end, a novel that she wrote on her own. How do these people do it?
De la beauté*

Tout le monde connaît la chanson de Brel, être beau et con pour une heure seulement. Quand j’étais plus jeune je me demandais souvent ce que cela devait faire d’être très beau. Je me demandais quel genre de vie ces gens là menaient. Obtenaient-ils toujours ce qu’ils désiraient ? Se promenaient-ils dans la rue en sachant que les simples mortels autour d’eux arrêtaient un instant de respirer en les croisant ? Se levaient-ils tous les matins en se disant, Bon Dieu, la vie est belle, je suis beau ?
Au fil des ans j’ai eu la chance de rencontrer un certain nombre de très belles filles. Des filles qui étaient mannequins ou à qui on demandait sans cesse de le devenir. Des filles que des inconnus arrêtaient dans la rue simplement pour leur dire qu’elles étaient superbes. Des filles qui te faisaient rentrer en tong dans des boîtes branchées quelle que soit la longueur de la queue.
Depuis 5 ans et demi je partage ma vie avec une fille comme ça. Madame Red est si belle en effet qu’il m’arrive parfois de lui reprocher la mauvaise circulation à Rome. Il doit bien y avoir au moins une fois par jour un accident causé par un conducteur l’ayant aperçue et ayant en conséquence encastré sa voiture dans le bus de devant, provoquant ainsi des heure d’embouteillages.
A Séville, comme cela arrive toutes les semaines, deux types sont venus lui demander si elle était mannequin. Madame Red n’a pas rougi, elle a simplement souri et fait non de la tête. C’est comme ça, sa vie est faite de ça.
La beauté, vraiment, est une chose étrange. La beauté a des pouvoirs multiples (cependant la beauté n'est pas contagieuse. J'ai essayé en vain de l'attraper mais la beauté, j'en ai peur, m'évite).
Hier à Rome, alors que nous prenions un verre sur le Campo, Sasha Pivovarova et un ami à elle se sont assis à une table juste devant la notre. Sasha Pivovaro est le visage de Prada. On ne parle pas d’une belle fille, on parle d’une fille qui incarne la beauté. On parle d’une fille qui reçoit de l’argent parce qu’elle est belle, une fille que l’on voit sur la couverture de Vogue.
J’allais enfin savoir quel genre de vie ces gens menaient et comment les gens se comportaient autour d’eux.
Et ce que j’ai vu m’a surpris. Personne ne l’a regardée, personne ne l’a remarquée, personne n’a bougé un cil.
Ca m’a fait réfléchir. Je me suis dit Major, elle provoque exactement le même genre de réaction que toi. Alors j’ai pensé aux Sophistes et à leurs propositions. (Quoi ? On peut plus crâner un peu ?). Et j’en ai crée une :
1er prémisse : Quand ils arrivent au Campo, tout le monde se fout royalement des beautiful people (comme prouvé par Sasha hier)
2nd prémisse : Quand j’arrive au Campo, tout le monde se fout royalement de moi (comme je peux aisément le prouver sur demande tous les jours).
Conclusion : Donc, moi le Major, je suis un beautiful people.
Ils m’ont toujours fait bien marré moi, les Sophistes.
J’allais enfin savoir quel genre de vie ces gens menaient et comment les gens se comportaient autour d’eux.
Et ce que j’ai vu m’a surpris. Personne ne l’a regardée, personne ne l’a remarquée, personne n’a bougé un cil.
Ca m’a fait réfléchir. Je me suis dit Major, elle provoque exactement le même genre de réaction que toi. Alors j’ai pensé aux Sophistes et à leurs propositions. (Quoi ? On peut plus crâner un peu ?). Et j’en ai crée une :
1er prémisse : Quand ils arrivent au Campo, tout le monde se fout royalement des beautiful people (comme prouvé par Sasha hier)
2nd prémisse : Quand j’arrive au Campo, tout le monde se fout royalement de moi (comme je peux aisément le prouver sur demande tous les jours).
Conclusion : Donc, moi le Major, je suis un beautiful people.
Ils m’ont toujours fait bien marré moi, les Sophistes.
* J'emprunte le titre au livre de Zadie Smith, très décevant, mais un livre tout de même, un livre avec un début et une fin, un livre qu'elle a écrit toute seule. Mais coment font-ils, ces gens, pour y arriver ?
Wednesday, July 2, 2008
Un peu de poésie
Sunday, June 29, 2008
The night I saved Madame Red

MC had a soft spot for an Icelandic girl whose name no one could pronounce and Madame Red, to my utmost surprise, was shamelessly flirting with me.
The night, we thought, could be full of surprises and we were rubbing our hands together with glee. We could already picture ourselves, the 4 of us sharing a bottle of wine in a summer evening sunset. It suddenly seemed beautiful and necessary. Our happiness would be so perfect that in winter we’d make love all together on a furry carpet in front of a fireplace.
MC and I were so happy that we felt like smoking cigars.
But then.
The night, we thought, could be full of surprises and we were rubbing our hands together with glee. We could already picture ourselves, the 4 of us sharing a bottle of wine in a summer evening sunset. It suddenly seemed beautiful and necessary. Our happiness would be so perfect that in winter we’d make love all together on a furry carpet in front of a fireplace.
MC and I were so happy that we felt like smoking cigars.
But then.
When the Icelandic girl arrived at the party, MC, excited as a kid on Christmas day, ran head first to open the door and landed downstairs completely knocked out, blood pouring all over from a nasty gash on top of his skull (a German legionnaire who attended the party offered to stitch him up there and then, which MC politely declined.)
As for me, I was discussing serious matters with Master P.(the endless debate between Swedish girls or Danish girls) when a huge window frame fell towards me at the speed of light, missed my head by about an inch and eventually crashed on my shoulder (I didn’t show the open wound to the legionnaire, I am quite prudish and I already knew the diagnostic).
The Icelandic girl left to meet other friends. Friends that were less drunk and less bloody than MC. Friends who were more suitable to her.
While looking for the toilets I committed an act of bravery unheard of and saved Madame Red. She left anyway. Because sometimes in life, it’s better to have your cell turned off.
Later on, at the Scouser’s – a boy/girl ratio of about 14 to 1 – I enjoyed a last breath of energy and managed to sprain my knee while dancing.
MC and I came back home alone and duly hammered.
The day after, it was already night when we woke up. We respectfully checked our respective injuries.
It had been, altogether, a pretty good night.
Le jour où j'ai sauvé Madame Red

MC avait un faible pour une islandaise au nom imprononçable et Madame Red, à ma grande surprise, semblait me draguer effrontément.
La soirée, pensions-nous, pourrait bien nous réserver des surprises et nous nous frottions les mains par avance. Nous nous imaginions déjà tous les 4, partageant une bouteille de vin dans le soleil couchant d’un soir d’été. Cela nous paraissait soudain magnifique et inévitable, le bonheur serait si grand que l’hiver venu nous ferions l’amour tous ensemble sur un tapis en peau de bête devant une cheminée crépitante.
MC et moi étions déjà si heureux que nous en fumions des cigares.
Mais voilà.
Quand l’islandaise arriva à la fête, MC, excité comme un enfant le jour de Noël, se précipita pour lui ouvrir la porte et dégringola les escaliers la tête la première. Il atterrit en bas complètement sonné, le sang jaillissant d’une énorme plaie sur le haut de son crâne (un légionnaire allemand présent sur les lieux lui proposa de le recoudre sur place, ce que MC déclina poliment).
Quant à moi, alors que je discutais de choses sérieuses avec Master P (l’éternel débat entre les suédoises ou les danoises), une sorte d’immense vasistas s’abattit sur moi à vive allure et frôla ma tête pour venir finalement s’écraser sur mon épaule (je ne montrai pas ma blessure au légionnaire allemand, je suis assez pudique, et je connaissais déjà le verdict).
L’islandaise s’en alla rejoindre d’autres amis, des amis moins saouls que MC, des amis moins ensanglantés que lui, des amis plus fréquentables.
Moi, bien sûr, alors que je cherchais les toilettes, je sauvai Madame Red dans un acte de bravoure inédit. Mais elle partit quand même. Parce que parfois dans la vie il vaut mieux avoir son portable éteint.
Plus tard, chez le Scouser – un ratio garçons-filles d’environ 14 pour 1 – je profitai d’un regain d’énergie pour me tordre discrètement le genou en dansant.
MC et moi rentrâmes donc seuls et passablement éméchés.
Le lendemain au réveil, il faisait déjà nuit. Nous inspectâmes avec respect nos blessures respectives.
La soirée, pensions-nous, pourrait bien nous réserver des surprises et nous nous frottions les mains par avance. Nous nous imaginions déjà tous les 4, partageant une bouteille de vin dans le soleil couchant d’un soir d’été. Cela nous paraissait soudain magnifique et inévitable, le bonheur serait si grand que l’hiver venu nous ferions l’amour tous ensemble sur un tapis en peau de bête devant une cheminée crépitante.
MC et moi étions déjà si heureux que nous en fumions des cigares.
Mais voilà.
Quand l’islandaise arriva à la fête, MC, excité comme un enfant le jour de Noël, se précipita pour lui ouvrir la porte et dégringola les escaliers la tête la première. Il atterrit en bas complètement sonné, le sang jaillissant d’une énorme plaie sur le haut de son crâne (un légionnaire allemand présent sur les lieux lui proposa de le recoudre sur place, ce que MC déclina poliment).
Quant à moi, alors que je discutais de choses sérieuses avec Master P (l’éternel débat entre les suédoises ou les danoises), une sorte d’immense vasistas s’abattit sur moi à vive allure et frôla ma tête pour venir finalement s’écraser sur mon épaule (je ne montrai pas ma blessure au légionnaire allemand, je suis assez pudique, et je connaissais déjà le verdict).
L’islandaise s’en alla rejoindre d’autres amis, des amis moins saouls que MC, des amis moins ensanglantés que lui, des amis plus fréquentables.
Moi, bien sûr, alors que je cherchais les toilettes, je sauvai Madame Red dans un acte de bravoure inédit. Mais elle partit quand même. Parce que parfois dans la vie il vaut mieux avoir son portable éteint.
Plus tard, chez le Scouser – un ratio garçons-filles d’environ 14 pour 1 – je profitai d’un regain d’énergie pour me tordre discrètement le genou en dansant.
MC et moi rentrâmes donc seuls et passablement éméchés.
Le lendemain au réveil, il faisait déjà nuit. Nous inspectâmes avec respect nos blessures respectives.
La soirée, dans l’ensemble, avait été plutôt bonne.
Wednesday, June 25, 2008
A personal history of blogging

When I first started this blog I could not make up my mind as to which language I was going to use (although I decided against Chinese pretty early on).
French? Well, it was the obvious choice, wasn’t it ? After all I tend to be seriously French (a mix of arrogance and mesmerizing beauty that gives me away every time).
But, what about English, I thought in the bathroom (a room where I make all the big decisions in my life)? A large part of my life takes place in English. My love life. For instance, I use English to say things like “Madame Red, can you pass me the salt, please?” or other statements that make our couple a successful one day after day . I could not discard English, then, I thought, still in the bathroom (a place where I spend, now that I think about it, a lot of my time).
And so I had this flash: a bilingual blog. I could picture readers marvelling at my style all over the world (French is still spoken in some remote areas such as Canada and Switzerland, where I have checked, people are also blessed with broadband acces to the internet).
I then proceeded to find a name to my blog (I do not need to tell you at this point where in the flat I was) while writing my resignation letter (who needs a job when they have a bilingual blog?).
“Major” was taken. So was “The Major”. What the fuck, I wondered. After this initial blow it took me a while a while to come out with the brilliant Frenchmajor, which means I get googled about once a year by the only 2 people who actually want to major in French in an American college.
And then I sarted to publish my posts ( I still get a kick of using this word, publish – as in “So, Major, have you published anything lately?”).
Success was, I must say, immediate. Madame Red’s entire family read my blog in English (a rather large family, if you want my opinion). Then my family read it too in French (a very small, nuclear family, unfortunately).
And then, one day, it happened. My stats went crazy and since then it has never stopped. Today, 10 months after my first post, it’s almost 15 people who rush everyday to find out the story that will make their day.
Think about it.
15 people. Everyday.
I’m glad I kept my job.
I’m glad I write in two languages.
French? Well, it was the obvious choice, wasn’t it ? After all I tend to be seriously French (a mix of arrogance and mesmerizing beauty that gives me away every time).
But, what about English, I thought in the bathroom (a room where I make all the big decisions in my life)? A large part of my life takes place in English. My love life. For instance, I use English to say things like “Madame Red, can you pass me the salt, please?” or other statements that make our couple a successful one day after day . I could not discard English, then, I thought, still in the bathroom (a place where I spend, now that I think about it, a lot of my time).
And so I had this flash: a bilingual blog. I could picture readers marvelling at my style all over the world (French is still spoken in some remote areas such as Canada and Switzerland, where I have checked, people are also blessed with broadband acces to the internet).
I then proceeded to find a name to my blog (I do not need to tell you at this point where in the flat I was) while writing my resignation letter (who needs a job when they have a bilingual blog?).
“Major” was taken. So was “The Major”. What the fuck, I wondered. After this initial blow it took me a while a while to come out with the brilliant Frenchmajor, which means I get googled about once a year by the only 2 people who actually want to major in French in an American college.
And then I sarted to publish my posts ( I still get a kick of using this word, publish – as in “So, Major, have you published anything lately?”).
Success was, I must say, immediate. Madame Red’s entire family read my blog in English (a rather large family, if you want my opinion). Then my family read it too in French (a very small, nuclear family, unfortunately).
And then, one day, it happened. My stats went crazy and since then it has never stopped. Today, 10 months after my first post, it’s almost 15 people who rush everyday to find out the story that will make their day.
Think about it.
15 people. Everyday.
I’m glad I kept my job.
I’m glad I write in two languages.
Une petite histoire personnelle de blogging

Quand j’ai commencé à tenir un blog, je n’arrivais pas à me décider sur la langue que je devrais utiliser (même si j’ai assez tôt renoncé au chinois).
Le français, c’était un peu facile, non ? Après tout j’ai tendance à être furieusement français (un mélange d’arrogance et de beauté ensorcelante qui me fait repérer à chaque fois).
Mais, et l’anglais, me demandai-je aux toilettes (une pièce dans laquelle j’ai toujours pris les plus grandes décisions de ma vie) ? Une grande partie de mon existence se déroule en anglais. Ma vie amoureuse. Par exemple c’est en anglais que je demande à Madame Red de me passer le sel ou toute autre déclaration importante qui font de notre couple une réussite. Je ne pouvais pas ignorer l’anglais, me disais-je, toujours aux toilettes (une pièce dans laquelle, maintenant que j’y pense, je passe beaucoup de temps).
C’est alors que j’ai eu cette inspiration : un blog bilingue. Je pouvais déjà voir des lecteurs du monde entier émerveillés par ma prose (on parle le français dans des endroits aussi reculés que le Canada ou la Suisse, endroits qui ont eux aussi la chance, j’ai vérifié, de bénéficier d’accès internet à haut débits).
J’ai donc cherché un nom pour mon blog (je n’ai plus besoin de vous préciser dans quelle pièce je me situais à ce moment là) tout en rédigeant ma lettre de démission (qui a besoin d’un travail quand il a un blog bilingue ?).
« Major » était pris. Tou comme « The Major ». Qu’est-ce que c’est que ce bordel, me dis-je. Après ce contretemps, il m’a fallu longtemps pour trouver l’excellent « Frenchmajor » (j’avais peur que le concept soit déjà assez innovant et je voulais un nom simple).
Et j’ai commencé à publier mes articles (un mot dont je ne me lasse pas, publier, comme dans « alors Major, tu as publié quelque chose récemment ? »)
Le succès, je dois le dire été immédiat. Toute la famille de Madame Red a lu mon blog en anglais (une famille plutôt nombreuse si vous voulez mon avis). Puis ma famille l’a lu aussi en français (une petite famille nucléaire malheureusement).
Et puis un jour c’est arrivé. Mes stats sont devenues folles et depuis cela n’a pas cessé. Aujourd’hui, 10 mois après mon premier article, ce sont près de 15 personnes qui se pressent chaque jour pour découvrir le cœur battant une histoire qui va leur apporter un peu de bonheur.
Pensez-y un peu.
15 personnes. Tous les jours.
Je suis bien content d’avoir gardé mon boulot.
Et je suis bien content d’écrire en deux langues.
Le français, c’était un peu facile, non ? Après tout j’ai tendance à être furieusement français (un mélange d’arrogance et de beauté ensorcelante qui me fait repérer à chaque fois).
Mais, et l’anglais, me demandai-je aux toilettes (une pièce dans laquelle j’ai toujours pris les plus grandes décisions de ma vie) ? Une grande partie de mon existence se déroule en anglais. Ma vie amoureuse. Par exemple c’est en anglais que je demande à Madame Red de me passer le sel ou toute autre déclaration importante qui font de notre couple une réussite. Je ne pouvais pas ignorer l’anglais, me disais-je, toujours aux toilettes (une pièce dans laquelle, maintenant que j’y pense, je passe beaucoup de temps).
C’est alors que j’ai eu cette inspiration : un blog bilingue. Je pouvais déjà voir des lecteurs du monde entier émerveillés par ma prose (on parle le français dans des endroits aussi reculés que le Canada ou la Suisse, endroits qui ont eux aussi la chance, j’ai vérifié, de bénéficier d’accès internet à haut débits).
J’ai donc cherché un nom pour mon blog (je n’ai plus besoin de vous préciser dans quelle pièce je me situais à ce moment là) tout en rédigeant ma lettre de démission (qui a besoin d’un travail quand il a un blog bilingue ?).
« Major » était pris. Tou comme « The Major ». Qu’est-ce que c’est que ce bordel, me dis-je. Après ce contretemps, il m’a fallu longtemps pour trouver l’excellent « Frenchmajor » (j’avais peur que le concept soit déjà assez innovant et je voulais un nom simple).
Et j’ai commencé à publier mes articles (un mot dont je ne me lasse pas, publier, comme dans « alors Major, tu as publié quelque chose récemment ? »)
Le succès, je dois le dire été immédiat. Toute la famille de Madame Red a lu mon blog en anglais (une famille plutôt nombreuse si vous voulez mon avis). Puis ma famille l’a lu aussi en français (une petite famille nucléaire malheureusement).
Et puis un jour c’est arrivé. Mes stats sont devenues folles et depuis cela n’a pas cessé. Aujourd’hui, 10 mois après mon premier article, ce sont près de 15 personnes qui se pressent chaque jour pour découvrir le cœur battant une histoire qui va leur apporter un peu de bonheur.
Pensez-y un peu.
15 personnes. Tous les jours.
Je suis bien content d’avoir gardé mon boulot.
Et je suis bien content d’écrire en deux langues.
Monday, June 23, 2008
Letter to Madame Red

I know, I already wrote to you a while ago. But you were a Miss at that time, things have changed since then. (Did you seriously think that we would get married one day ? Did you think about it, behind your counter, when you were serving me decaffeinated coffees?)
But it doesn’t really matter after all, that’s not why I’m writing. No, if I’m writing it’s because according to my calculations we’ve been together for exactly 2000 days. It’s quite an annivesary, isn’t it ?
This morning I thought about these 2000 days with you a lot. I thought about our first day and the gins and apricot we were drinking to give us some courage (honestly, gin and apricot, what were we trying to prove?). I thought about us yesterday in the magnificient Villa Medici, crushed by the heat.
I thought that I’d had 2000 days to get to know you and and that I’d managed so little (you like shoes and tea with no sugar, you like popcorn and Aidan Moffat).
And then I thought that I needed a bit more time with you. Not much, maybe 40 or 50 years, I’m not too sure. And that’s why I was writing really. I wanted to know if by any chance, if you had nothing better to do, if you had no other plan, you would mind spending a few more days with me.
We could maybe go eat an ice cream hand in hand. Or we coud get a drink on a terrace. If you like, I will teach you the rules of baseball.
But it doesn’t really matter after all, that’s not why I’m writing. No, if I’m writing it’s because according to my calculations we’ve been together for exactly 2000 days. It’s quite an annivesary, isn’t it ?
This morning I thought about these 2000 days with you a lot. I thought about our first day and the gins and apricot we were drinking to give us some courage (honestly, gin and apricot, what were we trying to prove?). I thought about us yesterday in the magnificient Villa Medici, crushed by the heat.
I thought that I’d had 2000 days to get to know you and and that I’d managed so little (you like shoes and tea with no sugar, you like popcorn and Aidan Moffat).
And then I thought that I needed a bit more time with you. Not much, maybe 40 or 50 years, I’m not too sure. And that’s why I was writing really. I wanted to know if by any chance, if you had nothing better to do, if you had no other plan, you would mind spending a few more days with me.
We could maybe go eat an ice cream hand in hand. Or we coud get a drink on a terrace. If you like, I will teach you the rules of baseball.
At night, before you fall asleep, I will slightly run a hand in your hair.
It will be good, you’ll see.
Lettre à Madame Red

Je sais, je t’ai déjà écrit il y a quelques temps. Mais tu étais une demoiselle à l’époque, les choses ont bien changé. (Y pensais-tu sérieusement qu’un jour nous nous marierions ? Y pensais-tu quand derrière ton comptoir tu m’offrais des cafés décaféinés ?)
Mais peu importe après tout, je ne t’écris pas pour ça. Non, si je t’écris, c’est qu’en fait selon mes calculs nous sommes ensemble depuis 2000 jours exactement. C’est tout de même un drôle d’anniversaire, non ?
J’ai pensé longuement à ça ce matin, à ces 2000 jours avec toi. J’ai pensé au premier jour et aux gins abricots qu’on buvait pour se donner du courage (franchement, des gins abricots, que cherchions-nous à prouver ?). J’ai pensé à hier, ce dimanche écrasé par la chaleur dans la splendeur de la Villa Medici.
J’ai pensé que j’avais eu 2000 jours pour apprendre à te connaître et que j’en savais encore bien peu (tu aimes les chaussures et le thé sans sucre, Aidan Moffat et le popcorn).
Et je me suis dit que j’avais encore besoin d’un peu de temps avec toi. Oh, pas grand-chose, 40 ans ou peut-être 50, je ne sais pas trop. Et c’est pour ça que je t’écrivais finalement. Je voulais savoir si par hasard, si tu n’avais rien de mieux à faire, si tu n’avais pas d’autres projets, tu accepterais de passer encore quelques jours avec moi.
On pourrait par exemple aller manger des glaces en se tenant par la main. Ou bien aller prendre un verre sur une terrasse. Si tu veux je t’enseignerai les règles du baseball.
Le soir, avant que tu ne t’endormes, je passerai une main dans tes cheveux.
Mais peu importe après tout, je ne t’écris pas pour ça. Non, si je t’écris, c’est qu’en fait selon mes calculs nous sommes ensemble depuis 2000 jours exactement. C’est tout de même un drôle d’anniversaire, non ?
J’ai pensé longuement à ça ce matin, à ces 2000 jours avec toi. J’ai pensé au premier jour et aux gins abricots qu’on buvait pour se donner du courage (franchement, des gins abricots, que cherchions-nous à prouver ?). J’ai pensé à hier, ce dimanche écrasé par la chaleur dans la splendeur de la Villa Medici.
J’ai pensé que j’avais eu 2000 jours pour apprendre à te connaître et que j’en savais encore bien peu (tu aimes les chaussures et le thé sans sucre, Aidan Moffat et le popcorn).
Et je me suis dit que j’avais encore besoin d’un peu de temps avec toi. Oh, pas grand-chose, 40 ans ou peut-être 50, je ne sais pas trop. Et c’est pour ça que je t’écrivais finalement. Je voulais savoir si par hasard, si tu n’avais rien de mieux à faire, si tu n’avais pas d’autres projets, tu accepterais de passer encore quelques jours avec moi.
On pourrait par exemple aller manger des glaces en se tenant par la main. Ou bien aller prendre un verre sur une terrasse. Si tu veux je t’enseignerai les règles du baseball.
Le soir, avant que tu ne t’endormes, je passerai une main dans tes cheveux.
Tu verras, ce sera bien.
Friday, June 20, 2008
yesterday I got my visa to go to the USA
And I must say I look pretty good on the picture.
(Not everyone can say the same of their own picture)
(Not everyone can say the same of their own picture)
J'ai obtenu mon visa pour les Etats-Unis hier
Et je dois dire que je suis plutôt pas mal sur la photo.
(Tout le monde ne peut pas en dire autant.)
(Tout le monde ne peut pas en dire autant.)
Wednesday, June 18, 2008
I don't feel like Italy anymore

It is time, I thought yesterday, that I left Italy. And not only because they keep beating us at football.
There are other reasons.
I don’t feel like hearing people screaming in the street anymore.
I don’t feel like being ripped off anymore.
I don’t feel like checking my change to make sure everything is there anymore.
I don’t feel like waiting for the bus not knowing if it will ever show up anymore.
I don’t feel like coping with their rudeness anymore.
I don’t feel like stumbling on their busted cobblestones anymore.
I don’t feel like hearing of their corrupt politicians anymore.
Yesterday, then, I thought of Zidane.
There are other reasons.
I don’t feel like hearing people screaming in the street anymore.
I don’t feel like being ripped off anymore.
I don’t feel like checking my change to make sure everything is there anymore.
I don’t feel like waiting for the bus not knowing if it will ever show up anymore.
I don’t feel like coping with their rudeness anymore.
I don’t feel like stumbling on their busted cobblestones anymore.
I don’t feel like hearing of their corrupt politicians anymore.
Yesterday, then, I thought of Zidane.
Je n'ai plus envie d'Italie

Il est temps, me disais-je hier, de quitter l’Italie. Et pas seulement parce qu’ils nous battent régulièrement au foot.
Il y a d’autres raisons.
Il y a d’autres raisons.
Comme par exemple:
Je n’ai plus envie d’entendre les gens hurler continuellement dans la rue.
Je n’ai plus envie de me faire arnaquer.
Je n’ai plus envie de regarder ma monnaie pour être sûr que tout est bien là.
Je n’a plus envie d’attendre le bus sans savoir s’il va réellement arriver.
Je n’ai plus envie de leur impolitesse.
Je n’a plus envie de m’entrabler sur leurs pavés pourris.
Je n’ai plus envie d’entendre parler de leurs politiciens véreux.
Je n’ai plus envie d’entendre les gens hurler continuellement dans la rue.
Je n’ai plus envie de me faire arnaquer.
Je n’ai plus envie de regarder ma monnaie pour être sûr que tout est bien là.
Je n’a plus envie d’attendre le bus sans savoir s’il va réellement arriver.
Je n’ai plus envie de leur impolitesse.
Je n’a plus envie de m’entrabler sur leurs pavés pourris.
Je n’ai plus envie d’entendre parler de leurs politiciens véreux.
Hier, donc, je pensais à Zidane
Tuesday, June 17, 2008
A trip to Switzerland

I went to Geneva last week. For work, needless to say, one hardly goes there for fun.
I was trying to get a job with the UN.
But I don’t want to become a blue helmet, though, it’s far too dangerous. Even if blue generally suits me well.
In fact I want to be a spy. An international spy. Not like at the Agency.
So while in Geneva, I trained a lot and spied everyone all the time.
And here is my report:
- The Kebab next to the station is really good.
- Some Swiss have the good taste to speak French.
- Starbucks coffees are exactly the same as anywhere else.
- When you’re told that one tram will leave at 6h42, it leaves at 6h42.
- It looks like the country is not under the imminent threat of a civil war.
- Generally speaking and according to the evidence I gathered, the Portuguese play better football than the Swiss.
- With the money they would give me if I had a job there, I could pay people to read my blog.
Here you go.
I’m now waiting for the results with serenity.
Un voyage en Suisse

Je suis allé à Genève la semaine dernière. Pour le travail, va s’en dire : on y va rarement pour le plaisir.
J’essayais d’y décrocher un boulot à l’ONU.
Mais pas casque bleu, tout de même, c’est beaucoup trop dangereux. Et cela même si le bleu me va plutôt bien dans l’ensemble.
Non, c’est espion que je veux faire. Espion international. Pas comme à l’Agence.
Alors à Genève je me suis beaucoup entraîné, j’ai espionné tout le monde, tout le temps.
Et voici mon rapport :
- Le kébab juste à côté de la gare est très bon.
- Certains suisses ont le bon goût de parler français.
- les cafés Starbucks sont très exactement les mêmes qu’ailleurs.
- Quand on te dit qu’un tram part à 6h42, il part à 6h42.
- Il ne pèse pas a priori de menace imminente de guerre civile sur le pays.
- De manière générale et de toute évidence, les portugais jouent mieux au football que les suisses.
- Avec mon salaire de l’ONU, je pourrais payer des gens pour lire mon blog.
Voilà.
J’attends maintenant les résultats avec sérénité.
Et voici mon rapport :
- Le kébab juste à côté de la gare est très bon.
- Certains suisses ont le bon goût de parler français.
- les cafés Starbucks sont très exactement les mêmes qu’ailleurs.
- Quand on te dit qu’un tram part à 6h42, il part à 6h42.
- Il ne pèse pas a priori de menace imminente de guerre civile sur le pays.
- De manière générale et de toute évidence, les portugais jouent mieux au football que les suisses.
- Avec mon salaire de l’ONU, je pourrais payer des gens pour lire mon blog.
Voilà.
J’attends maintenant les résultats avec sérénité.
Wednesday, May 28, 2008
Il était une fois trois amis

C’était il y a trois ans déjà, ma première rencontre avec Don J et Géo Boun. Nous nous ressemblions étrangement et il est vite devenu évident que nous allions devenir amis.
Don J, un vétéran de l’Agence, nous a beaucoup aidé les premiers temps. Pourtant c’est Géo Boun qui allait prendre les choses en main. En fait il a inventé un concept, qui allait devenir notre devise, « Travailler différemment »
Pour le profane, ce concept demance une clarification:
- Dans ce cas précis « différemment » signifie en fait « le moins possible
Et pour nous, un certain nombre de règles :
- Utliser constamment des mots obscurs, compliqués et longs d’au moins trois syllabes pour décrire ce sur quoi on est en train de travailler, et cela même si on ne saurait les épeler si la question se posait.
- Agiter les mains dans tous les sens pour acompagner l’utilisation de ces mots afin de maintenir son public en état de choc.
- Passer énormément de temps à boire des cafès à la cafétéria ( pour s’assurer que tout s’y déroule normalement).
- Eviter coûte que coûte toute réunion formelle. Si cela s’avère impossible, procéder à l’utilisation des mots sus-cités ( sans oublier bien sûr d’agiter les mains dans tous les sens).
- Organiser tous les jeudis un repas de travail pour y aborder des problèmes aussi importants que le ridicule nez rouge d’Alex Ferguson ( c’est un exemple).
- Deviser des stratégies pour assister aux dits repas sans la présence de collaborateurs crétins et indignes de nous.
- Avoir l’air généralement serein mais responsable.
"Travailler différemment" a fonctionné à merveille pour nos carrières.
On m’envoie à Los Angeles et Géo Boun vient de se voir attribué LE boulot de rêve en Angleterre (après tout, c’est lui qui a inventé le concept, non ?). Nous sommes tous les deux très heureux, mais peut-être un peu jaloux de Don J car, comme je l’expliquais ici, sa femme a trouvé un chouette trravail au Pérou et il va simplement la suivre là-bas et rien foutre.
Evidemment, nous sommes contents de notre expérience à Rome. Sauf que bien sûr ça va être un peu compliqué de nous retrouver tous les trois dans un futur proche.
En fait, en observant une carte du monde, nous nous sommes rendus compte que le point de rencontre le plus proche et le plus pratique serait le Triangle des Bermudes.
C’est un signe à mon avis.
Un signe qu’il va bien falloir profiter de ces dernières semaines.
Once there were three friends

It was almost three years ago already, my first encounter with Don J and Geo Boun. The three of us looked strangely alike and it indeed became clear very early on that we were going to be friends.
Don J had quite an experience working for the Agency and he helped us a lot in the beginning. Yet it is Geo Boun who was going to lead the way. In fact, he invented a concept which became our motto: "working differently".
For the profane reader, this concept implies one clarification :
- in this particular occurrence "differently" means "as little as possible".
And for us, a certain number of rules, such as:
- constantly using obscure, complicated, multi-syllable words to describe whatever it is that you are doing, even if you are not too sure how you would spell them if you had too.
- franctically moving your hands while using these words to keep your audience in awe.
- spending a vast amount of time drinking coffee at the cafeteria (to make sure things are going smoothly there)
- avoiding at all cost any kind of formal meeting. When this proves impossible, resorting to the use of previously mentioned obscure, complicated, multi-syllable words (never forgetting of course to franctically move hands).
- going for a business lunch every thursday to discuss such important matters as Alex Ferguson's ridiculous red nose (it's only an example).
- designing strategies to go to said lunches without the presence of moronic co-cworkers unworthy of our presence.
- look generally relaxed but in charge.
"Working differently" did wonders four our careers.
I am being sent to Los Angeles. And Geo Boun just landed the mother of all jobs in England (after all he invented the concept, didn't he ?). We're both very excited if not a bit jealous of Don J because as I previously explained here, his wife got a great job in Peru and he's just going to follow her there and hang out.
Needless to say we're very happy about our experience in Rome. Except of course that it's going to be hard for us to meet again in the near future.
Actually, using a map of the world, we found out that the closest and most convenient meeting point for us next year would be the Bermuda triangle.
I think it says something.
It says that we'd better enjoy those last few weeks.
Wednesday, May 21, 2008
Monday, May 19, 2008
Sharapova stood me up
But Maria didn't show up.
She gave me a lousy excuse, something to do with back spasms, which I didn't really buy.
So instead I sat there in the sun and ate ice creams with Madame Red and our Scottish friend.
Well, Maria, too bad for you because it was very nice all the same.
La Sharapova m'a posé un lapin
J’étais prêt. Je m’étais levé de bonne humeur, j’avais mis ma plus belle paire de béquilles.Mais voilà, Maria n’est pas venue.
Elle m’a sorti une excuse bidon, une histoire de dos bloqué à laquelle j’ai cru qu’à moitié.
Alors à la place je suis resté au soleil à manger des glaces avec Madame Red et notre copine écossaise.
Franchement, Maria, tant pis pour toi.
Friday, May 16, 2008
Caution, wet floor
Attention sol glissant
Wednesday, May 14, 2008
Ego wound

I had it all planned.
The scar on my knee wouldn't go unnoticed. I could already see myself at parties talking to an attentive audience about the circumstances of the accident.
Ambushes in the jungle, heroic actions in the midst of devastating earthquakes, desperate rescues of tearful young girls, crocodile bites, bullets flying around, the trouble past of a soldier of fortune.
Except.
Except that now that the staples are gone the scar doesn't look like much. The scratch of a kid who fell off his bike, an infected mosquito bite, a clumsy burn from a summer night barbecue in Wexford.
It's hardly going to impress anyone in Los Angeles, is it ?
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